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13 sept. 2009
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A New York, les créateurs hésitent

Publié le
13 sept. 2009

NEW YORK (Etats-Unis), 12 sept 2009 (AFP) - Lacoste présente une collection bleue et blanche pour terminer sur du jaune, Alexander Wang alterne shorts en cuir et culottes aguichantes: à la "Semaine de la mode" pour le printemps 2010 à New York, les créateurs s'interrogent et n'offrent pas toujours de réponse.


Défilé Lacoste printemps/été 2010

Pressés par les distributeurs dont les chiffres d'affaires sont en chute libre, hantés par les enseignes de "mass-market" comme H&M ou Zara qui les copient immédiatement à des prix imbattables, les stylistes ont du mal à imposer des vêtements à 1.000 ou 2.000 dollars pièce, dans un monde où les "fashionistas" sont désormais contraintes d'acheter comptant.

D'autant que toutes savent que ces vêtements sont confectionnés dans les mêmes usines, chinoises pour la plupart. "J'attends que ça arrive chez Zara, je n'ai plus de carte de crédit, que du débit, si je n'ai pas l'argent sur mon compte ça ne passe pas", dit Alexandra, 22 ans.

Quelle est la différence entre une paire de sandales Jimmy Choo à 800 voire 1.000 dollars et une autre paire du même chausseur-vedette qui va bientôt être en vente chez H&M à 120 dollars si l'on en croit les publicités?

"Les prix sont trop élevés, c'est délirant de vendre quelques lanières à 1.000 dollars", estime sous couvert d'anonymat un vendeur de l'immense rayon "chaussures" du 8ème étage chez Saks, en plein coeur de Manhattan. Avant la crise, "j'avais des dizaines d'acheteuses, Russes, Japonaises, elles payaient sans broncher des milliers de dollars pour quelques paires de ballerines Chanel, pour des Louboutin, tout ça est fini ou presque", reconnaît-il.

"Tout le monde est à la recherche de la bonne affaire et seuls les niais payent le prix affiché, entre les soldes constantes, les ventes spéciales, les connaissances, les rendez-vous privés, on peut tout payer 60-70% moins cher et beaucoup de consommateurs pensent maintenant 100 quand vous annoncez 1.000", explique sous couvert d'anonymat un vendeur dans une boutique de luxe de Manhattan.

Les grands magasins comme Barney's, Macy's, affichent des résultats en baisse d'environ 15-20%. Dans une interview au New York Times, la styliste Vera Wang admet avoir baissé de 40% les prix de sa collection "vacances", pour s'être ensuite entendu dire que vendre des robes à 600 ou 800 dollars n'était pas un prix convenable pour un créateur célèbre.

Dans ce contexte, les défilés qui se poursuivent imperturbablement à New York, suivis par la faune habituelle de rédactrices de modes et "accros" du vêtement, apparaissent comme dans une bulle.

"Dans un monde où (la starlette) Lindsay Lohan devient conseillère artistique de la maison Ungaro, on comprend qu'on a atteint un point culminant", constate avec amertume la chroniqueuse de mode du New York Times, Cathy Horyn.

Lindsay Lohan, 23 ans, connue pour ses déboires avec la justice et ses problèmes d'alcool, vient d'être nommée collaboratrice de la nouvelle styliste en chef d'Ungaro Estrella Archs. Les deux femmes vont débuter leur coopération avec la collection Printemps-Eté 2010, qui sera présentée le 4 octobre prochain à Paris.

Cette association d'une créatrice et d'une "consommatrice" marque "une rupture avec le cadre établi dans la mode", a souligné Ungaro dans un communiqué.

Dans cette bulle, on continue à croire aux bleus outremer ou céladon de la marque Lacoste, nostalgique des parties de tennis insouciantes des années 20.

Et aux collections d'Alexander Wang, une des nouvelles coqueluches de New York, qui a présenté une ligne déstructurée, décomposée, superposée, pour le plus grand plaisir des vedettes présentes, de la présidente de l'Association des créateurs américains Diane von Furstenberg à la rédactrice en chef du Vogue américain Anna Wintour.

Par Paola MESSANA

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