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22 janv. 2020
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A Paris, la Haute Couture est bien vivante

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22 janv. 2020

De nombreuses maisons ont défilé mardi aux côtés des grands noms, comme Chanel, Armani et Givenchy, prouvant la vitalité de la Haute Couture parisienne. A l’instar de Julien Fournié, qui a présenté une collection pour le printemps/été 2020 centrée sur la figure de l’aventurière, revisitant notamment la saharienne pour un look d’exploratrice ultra-chic.
 

Julien Fournié - Spring-Summer2020 - Haute Couture - Paris - © PixelFormula


Chez le couturier, les femmes ont du caractère et ne passent pas inaperçues. Surtout quand elles se déplacent, moulées dans leurs tailleurs rétro, coupés dans des laines super fines, ou tournoyant dans de bouillonnantes robes en tulle endossées avec un petit blouson en python ou une veste d'homme aux épaules rehaussées.

Pour le soir, la silhouette s’allonge avec des caftans fendus et décorés de broderies. Dans d’autres modèles, ce sont les boutons, qui servent d’ornement. La taille est marquée par un ceinturon, d’où se balancent en pampille un bouquet de longues franges colorées.

Les franges, encore, parent les manches papillon d'une robe comme un châle. Ailleurs, elles descendent le long des bras et du corps dans une tenue rouge vif.
 
Chez Alexandre Vauthier, tout brille. Le costume de banquier aux rayures étincelantes, les mini-robes lianes à paillettes, les lacets argentés des bottes, les jupes et pantalons sarouels en tissu croquant doré. Plusieurs ensembles reprennent les motifs tachetés des fauves, déclinés en noir et blanc dans un tissu brodées de sequins.

Les drapés scintillants dénudent une hanche ou une épaule. Les robes vaporeuses à volants s’alternent à des tenues masculines en smoking et nœud papillon, pour un esprit festif avec une touche théâtrale. A l’image de ces longues plumes noires qui se dressent sur certaines têtes.
 
Stéphane Rolland a quant à lui dessiné de grandes robes tuniques sinueuses pour vestales du futur, où le blanc éclatant domine. Les cols et les ceintures sont diamantés. Des arrondis, comme des hublots, s’ouvrent sur la poitrine.

Les silhouettes s’avancent majestueuses avec en toile de fond la tour Eiffel encadrée dans les grandes fenêtres du Palais de Chaillot. De larges pétales de crêpe de soie embrassent le buste dans des robes sculpture, tandis que le couturier incise les vêtements de la taille aux pieds découvrant la jambe jusqu’à la hanche.

Ronald van der Kemp, soit RVDK, reçoit à l’Hôtel d’Avaray, résidence de l’ambassadeur des Pays-Bas, où il met en avant une collection aux styles diversifiés entre glamour et mises plus quotidiennes. Fourreaux, tailleurs, capes, robe bustier à gros nœud, longs manteaux, blouson et jeans… Tout est confectionné à partir d’étoffes recyclées issues de ses propres stocks et collections précédentes.

Le designer Néerlandais est l’un des premiers à avoir adopté l’upcycling dans la haute couture. Comme il le précise dans une note d’intention : "Nous n’avons produit aucun tissu ou peau. Tout le matériel utilisé existait déjà et provient de vieux stocks de couture, de collection vintage, de déchets des saisons précédentes, de jeans recyclés, etc."
 

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