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25 juin 2009
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A Paris, les défilés hommes débutent sagement

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AFP
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25 juin 2009

PARIS, 25 juin 2009 (AFP) - La mode masculine pour l'été prochain s'annonce plutôt sage, adoptant un style sans fioriture, parfois même très épuré, selon les défilés de prêt-à-porter qui ont débuté jeudi à Paris.


Louis Vuitton

Chez Louis Vuitton comme chez Issey Miyake ou Hugo Boss, les vestiaires proposés regorgent de pièces faciles à adopter. Quand fantaisie il y a, elle demeure très discrète.

L'homme Vuitton reste un citadin. Sous la supervision du directeur artistique de la griffe Marc Jacobs, le styliste du studio homme, Paul Helbers, a conçu une panoplie très urbaine, déclinée dans des nuances de gris, de beige, de bleu, avec quelques pièces prune et des éclats de jaune vif.

Il dit s'être inspiré des codes vestimentaires des coursiers à vélo new-yorkais. D'où ces vestes plus courtes et cintrées à la taille, ces pantalons étroits retournés sur le mollet, ces nombreux shorts, portés avec des vestes ou des blousons. Des capuchons amovibles s'accrochent sur les épaules pour protéger le cycliste des ondées estivales.

Seules quelques chaussures pailletées apportent une touche de bling-bling à cet urbain qui sillonne la ville un énorme sac à dos en cuir sur le dos.

Le défilé a été applaudi notamment par le chanteur Keziah Jones, le groupe The Black Eyed Peas et le footballeur Yoann Gourcuff.


Hugo Boss

Chez Hugo Boss, le styliste belge Bruno Pieters préfère la fraîcheur marine à la poussière des villes. Les paysages maritimes de l'artiste allemand Wolfgang Uhlig lui ont soufflé cette garde-robe très structurée, qui fait la part belle au blanc, au marine et au bleu ciel.

Les lignes sont nettes, le style épuré, avec des pantalons étroits, de longues chemises blanches sans col, parfois transparentes, des vestes sans manches, des shorts qui s'accompagnent de spartiates, des jeux de rayures marines.

Le soir, des pastilles dorées s'inscrustent sur les vestes, composant comme des fragments d'armures.


Chez


Issey Miyake
Issey Miyake, Dai Fujiwara a quitté l'Amazonie qui avait inspiré ses dernières collections pour la Turquie. Le styliste, qui présentait ces dernières saisons sur rendez-vous, a renoué avec les défilés, mais dans ses propres locaux, devant un parterre d'invités réduit.

Il propose des vestes d'aspect gaufré ou froissé, ou avec des éclats de couleurs comme des mosaïques. Des pantalons baggy se déclinent en sable ou se strient de rayures. Des fleurs rose et bleu vifs s'épanouissent sur des chemises.


Francisco Van Benthum

Le Hollandais Francisco Van Benthum a inauguré un nouveau lieu dédié à la mode et au design, Docks en Seine, avec une collection dont le dépouillement n'exclut pas l'émotion.

Il a renoncé à l'austérité cléricale de sa précédente collection pour un vestiaire aux lignes pures et aux subtils jeux de découpes et de transparences.

"Tout le monde se pose des questions, surtout en cette période de crise, on se demande : "où devons-nous aller ?" Je suis retourné à mes fondamentaux", a-t-il expliqué à l'issue du défilé.

Dans cette collection, baptisée "Solitude", déclinée en blanc, noir, beige et vert pâle, il a souhaité "aller plus loin" dans ses expérience, se montrer "moins attaché à un certain stéréotype masculin", présenter un homme plus vulnérable. C'est "radical dans la mesure où il y une partie qui manque", a-t-il ajouté en faisant référence notamment à ses chemises découpées dans le dos, au niveau des omoplates, laissant le dos nu.

Avec ses marins aux muscles moulés dans des polos ou des marcels à trous-trous, ses hommes transgenres en longues jupes noires, ses rayures marines et ses trenchs, Jean-Paul Gaultier a joué avec ses classiques, dans une palette de noir, blanc, marine, beige, rouge.

Ses hommes n'hésitent pas à porter des bustiers en jean sous leurs élégants costumes, chaussés de baskets. Des bandes de plastique transparent éclairent les vestes ou les trenchs qui se strient de rayures blanches et rouges ou se déclinent en marine gansé de blanc. En pantalon ou en jupe, les mâles restent sexy avec des hauts qui découvrent leur dos dans des entrelacs de sangles.

A l'ambiguïté transgenre, Franck Boclet pour Emanuel Ungaro préfère celle de l'homme caméléon, révélant tour à tour un côté rock ou dandy, mais toujours très masculin. Sa collection était placée sous le signe de cette dualité, avec des pantalons courts et étroits, des vestes cintrées, des redingotes gansées, des foulards en mousseline, des colliers de perles blanches ou noires, mais aussi des blousons zippés, des marcels ultra-fins, des perfectos sur pantalons baggy. Outre le fuchsia emblématique de la maison, la palette des couleurs comprend des noirs, crème, gris.

Par Dominique SCHROEDER

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