Adidas continue sur la voie verte avec Parley for the Oceans

L’impact médiatique de Pharrell Williams serait donc bien réel. Sur toutes les ondes, magazines et écrans en 2013-2014, la star planétaire posséderait un pouvoir magique de séduction.

Adidas signe un partenariat avec la plateforme Parley for the Oceans - Adidas

Et celui-ci ne semble pas se limiter aux consommateurs. Après avoir su jouer de son aura pour convaincre G-Star de développer une ligne exploitant une fibre textile en plastique recyclé, en utilisant le savoir-faire de la plateforme Parley for the Oceans, c’est un acteur majeur du textile qui s’engage dans la même voie.

Adidas prévoit la sortie de ses premiers produits pour 2016 et, via son nouveau partenariat avec Parley for the Oceans, va mettre en avant la lutte contre la multiplication des déchets plastiques dans les océans. Pharrell Williams, qui fait aussi la promotion des produits Adidas, ne doit certainement pas être innocent dans cette histoire.

La boutique "green retail" Homecourt de Nuremberg - Adidas

Pour Adidas, cette action s’inscrit dans un développement de ses initiatives vertes. Lors de l'inauguration de son premier magasin HomeCourt allemand à Nuremberg, le groupe a mis en avant la présence de nombreuses technologies d’économie d’énergie. Il teste même durant six mois, les performances de ce « green retail » avant un développement plus large.

Mais il a aussi travaillé sur son sourcing. Dans son rapport annuel environnemental et social (obligatoire pour les sociétés cotées), publié ce 20 avril, il souligne notamment qu’en 2014, il a développé la part de ses produits teint à sec avec sa technologie DryDye, estimant avoir économisé 100 millions de litres d’eau. Il annonce d’ailleurs que cette technologie, dédiée au textile, sera déployée sur sa production de chaussures à partir de sa saison printemps-été 2016.

Adidas a également développé l’utilisation d’échantillons virtuels et revendique la non-production de 1,9 million de « samples » entre 2011-2014. Le groupe explique que l’utilisation de coton issu du programme Better Cotton représente aujourd’hui 30 % de sa production, alors que son objectif initial était de 25 %. Et que son utilisation du polyester recyclé a significativement augmenté dans sa production de produits performance. Enfin, le groupe a signé l’an dernier un partenariat avec l’organisme Bluesign technologies qui lui apporte son expertise dans l’utilisation de la chimie dans l’univers textile.

En 2011, dans la campagne Detox, Greenpeace jouait avec les codes des marques de sport pour inciter Nike et Adidas à réduire leur impact environnemental

Ces développements ne sont pas passés inaperçus. Le groupe était encore il y a quelques saisons pointé du doigt par Greenpeace. L’ONG avait mis au défi dans sa campagne Detox les deux géants mondiaux du sport Nike et Adidas de s’affronter sur le terrain de l’amélioration de leurs pratiques environnementales. Même si les efforts sont encore nombreux à produire sur ce terrain (Adidas vise 100 % de « sustainable cotton » en 2018), la marque aux trois bandes semble en passe de gagner le match.

En mars dernier, Greenpeace félicitait Adidas pour ses efforts et distribuait les mauvais points à Nike. Leitmotiv de Parley for the Oceans, Adidas devrait prochainement communiquer sur ces progrès et sensibiliser les consommateurs sur ces sujets.

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