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5 mai 2019
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Affaire Bettencourt : non-lieu dans l'ultime volet de la saga judiciaire

Par
AFP
Publié le
5 mai 2019

Après onze ans de bataille judiciaire, la tentaculaire affaire Bettencourt touche à sa fin : la justice vient de rendre un non-lieu en faveur de la fille de l'héritière de l'Oréal, accusée de subornation de témoin dans le dernier volet de ce conflit familial ayant menacé de tourner au scandale d'Etat.


Françoise Bettencourt Meyers, la fille de la milliardaire Liliane Bettencourt, arrive au tribunal avec ses fils Nicolas (à droite) et Jean-Victor - AFP


Le juge d'instruction parisien Dominique Blanc a en effet rendu lundi une ordonnance de non-lieu général dans cette procédure, conformément aux réquisitions prises par le parquet de Paris en août 2017, a révélé dimanche le JDD, confirmé par une source proche du dossier.

L'enquête se fondait sur une plainte déposée en 2010 et relancée en 2015 par le principal protagoniste du scandale, le photographe François-Marie Banier, ancien confident de la milliardaire Liliane Bettencourt dont il avait reçu des centaines de millions d'euros de dons.

Dans ce volet connexe, l'artiste accusait Françoise Bettencourt-Meyers, dont la plainte contre lui en décembre 2007 déclencha l'affaire, d'avoir suscité de faux témoignages ayant abouti à sa condamnation pour « abus de faiblesse » sur la milliardaire, à la tête d'une des plus grosses fortunes de France.

La cour d'appel de Bordeaux, dans un jugement devenu définitif, a condamné le photographe à l'été 2016 à quatre ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende. Sans toutefois lui réclamer les 158 millions d'euros de dommages et intérêts fixés par le tribunal en première instance.

Désormais, François-Marie Banier peut encore faire appel de l'abandon des poursuites pour « subornation de témoin » contre la fille de Liliane Bettencourt. Mais l'artiste a conclu avec elle un accord le 18 mai 2017 dans lequel les deux parties « décidaient de mettre un terme définitif aux litiges qui les opposaient », selon le réquisitoire.

L'ancien confident de l'héritière de l'Oréal avait ainsi déclaré se « désister » de sa constitution de partie civile contre la fille de la milliardaire et contre les témoins, sous réserve que la justice prononce un non-lieu définitif au bénéfice de Françoise Bettencourt-Meyers, ce qui est aujourd'hui chose faite.

Scandale politique

Six personnes avaient été mises en examen dans ce volet : la fille de la milliardaire, pour « subornation de témoin », et l'ex-comptable de sa mère, Claire Thibout, poursuivie pour faux témoignage aux côtés de trois autres anciennes employées et d'une amie de la milliardaire.

Toutes avaient décrit l'emprise de l'artiste sur leur patronne et amie, à travers des récits qui se sont avérés décisifs dans la condamnation de François-Marie Banier.

La fille de l'héritière avait été mise en examen notamment sur le soupçon né d'un prêt qu'elle avait accordé en 2012 à Claire Thibout, témoin clé de l'accusation dans le dossier d'abus de faiblesse, dont l'instruction était toujours en cours à l'époque.

Outre ses deux volets entremêlés, l'affaire Bettencourt a longtemps défrayé la chronique, principalement sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012). Le scandale était devenu politique en juin 2010 : Mediapart avait alors publié des extraits d'enregistrements-pirates réalisés en 2009-2010 par Pascal Bonnefoy, majordome de Liliane Bettencourt, suggérant que le ministre du Travail Eric Woerth, à l'époque trésorier de l'UMP, aurait profité des largesses de la milliardaire pour la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007.

L'ex-président avait finalement été mis en examen pour « abus de faiblesse » en mars 2013, avant d'obtenir un non-lieu six mois plus tard, tandis que son ancien trésorier était renvoyé en correctionnelle pour « trafic d'influence », avant de bénéficier d'une relaxe.

Les enregistrements pirates valaient par ailleurs un procès à l'ancien majordome et à cinq journalistes du Point et de Mediapart pour « atteinte à la vie privée ». Le 21 septembre 2017, la cour d'appel de Bordeaux relaxait les journalistes et jugeait que le majordome n'était pas responsable pénalement car il avait réalisé ces enregistrements illégaux pour protéger la milliardaire. Lilliane Bettencourt, partie civile, venait de décéder quelques heures plus tôt dans la nuit, à l'approche de ses 95 ans.

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