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30 sept. 2020
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Afterhomework s’éclipse pour laisser place à Georges Wendell

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30 sept. 2020

Finies les années lycée et le temps où il s’occupait de sa marque, une fois ses devoirs terminés… Le jeune Pierre Kaczmarek a décidé de tourner la page et de s’attaquer à un nouveau projet. Il a mis entre parenthèses son label Afterhomework, qui défilait à Paris depuis 2018, pour lancer la griffe de menswear Georges Wendell, dévoilée à l’occasion de cette Fashion Week dans un showroom du Marais.
 

Le nouvel homme Georges Wendell - ph Matthew Tammaro


Début 2020, le designer âgé de 21 ans souhaite passer à autre chose. Après trois saisons chez le distributeur Tomorrow, sa marque Afterhomework, lancée en 2016, revendique une cinquantaine de clients multimarques. Il décide alors de la laisser en suspens, avec l’idée de la faire revivre plus tard sous une autre forme, et fait l’impasse sur les défilés de février.

Son objectif ? Se consacrer à Georges Wendell, vieille griffe inconnue du Sentier, qu’il vient de racheter pour la relancer. "C’est un peu comme un pied de nez par rapport à ces belles endormies relancées par les grands groupes de luxe", nous confiait-il en début d’année, en nous parlant de ce nouveau projet, qu'il qualifiait de "différent et drôle, avec une histoire".

Mais voilà, entre temps est arrivée la pandémie... "Cela peut paraître fou de lancer une marque en ce moment. Mais au final, nous avons fait le bon choix. C’est un nouveau départ après le Covid-19, sans compter qu’avoir arrêté Afterhomework juste avant le confinement nous a épargné bien des problèmes", glisse Pierre Kaczmarek, qui a néanmoins dû chambouler ses programmes pour Georges Wendell, retardant notamment l'introduction de la femme, qui devrait représenter 20% de l'offre.


Le W de Georges Wendell devient la signature de la maison - ph Matthew Tammaro


Après une capsule vendue en exclusivité sur Ssense pour l’automne 2020, la première collection Georges Wendell se dévoile au grand jour ces jours-ci. A l’arrivée, treize silhouettes composées d’une quarantaine de pièces repensant les essentiels du vestiaire masculin en mode jeune et contemporain, "chacune avec un twist".

Les tee-shirts et polos sont réduits au minimum pour laisser place à une garde-robe plus traditionnelle, entièrement revisitée "à travers notre style et ma vision de la mode", nous explique le styliste. "C’est du tailoring expérimental amélioré, qu’on a conçu en créant de toute pièce un imaginaire autour du personnage Georges Wendell. Un homme plutôt classique, réinterprété avec des références plus actuelles et foncièrement très parisien", résume-t-il.
 
Un pantalon de costume intègre ainsi une jupe, rappelant la silhouette des garçons de café avec leur tablier. La chemise, raccourcie devant et allongée dans le dos, est équipé d’un nœud Lavallière. Le trench est remodernisé avec des sur-cols, les gilets des costumes trois pièces sont associés à de silhouettes plus informelles. La veste croisée est dotée de manches de blouson. Quelques cravates fleuries font aussi leur apparition, ainsi qu'un costume pyjama. Trois types de rayures s’entrechoquent dans une veste ou un pantalon. Les chaussures derby semblent hybridées avec des sneakers.


Georges Wendell revisite la veste et le pantalon - ph Matthew Tammaro

 
Le créateur a notamment travaillé sur l’image de la marque, réinventant ce personnage, en essayant "d’imaginer la vie de Georges". Son portrait stylisé apparaît ainsi gravé sur certains vêtements. Le logo GW a aussi fait l’objet d’une réflexion, générant un monogramme, qui reviendra régulièrement dans la collection.

Enfin, le W de Wendell, "hyper intéressant en termes graphiques", devient un détail reconnaissable dans les vêtements. La signature de la marque, que l’on retrouve dans les pointes des gilets ajustés, dans le rabat de certaines poches, ou encore dans les patches de quelques blousons.
 
"C’est une marque vraiment ancrée dans la capitale. C’est l’histoire d’un homme qui s’est fait tout seul, à la sueur de son travail. On y trouve le traditionnel garçon de café, le businessman, quelques looks chic du XVIe arrondissement, d’autres plus populaires. Le côté cosmopolite du sentier y est bien présent", conclut Pierre Kaczmarek, qui est allé chercher ses tissus en Italie et souhaite travailler avec des fournisseurs sélectionnés, avec également plusieurs matières issues de matériaux recyclés.

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