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Albany Cofpa : craintes sur l'emploi, les salariés reçus par Montebourg

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AFP
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15 oct. 2012

LIMOGES, 15 oct 2012 (AFP) - Les syndicats d'Albany Cofpa (tissus techniques) de Saint-Junien (Haute-Vienne), dont les 133 salariés avaient échappé de peu à la fermeture de leur usine en mars dernier, ont indiqué lundi redouter de prochains licenciements sur leur site ainsi qu'à Sélestat (Bas-Rhin). Ils seront reçus le 25 octobre par le cabinet du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui s'était déplacé sur le site le 1er mars dernier dans le cadre de la campagne présidentielle, a indiqué à l'AFP le ministère.

Des salariés de la compagnie Albany-Cofpa devant la préfecture de Haute-Vienne à Limoges le 8 mars 2012. Photo: AFP/Pierre Andrieu.

Arnaud Montebourg avait alors fustigé le projet de fermeture de l'usine, appelant le gouvernement à "rappeler à l'ordre" l'entreprise. La direction d'Albany Cofpa, propriété d'Albany International, dont le siège est aux États-Unis, avait renoncé le 8 mars à fermer son usine de Saint-Junien.

Lors d'une visite informelle le 3 octobre, le directeur général Europe d'Albany International, Daniel Halftermeyer, "nous a dit très clairement que le groupe avait l'intention de transférer 35% de notre production sur les sites de fabrication nord-américains et asiatiques", a expliqué Christophe Sardin, élu CGT. Une source préfectorale a confirmé cette information.

Selon M. Sardin, le dirigeant aurait indiqué "qu'il y aura des licenciements" à Saint-Junien et Sélestat. "Aucun chiffre na été avancé mais lorsque j'ai demandé si la délocalisation de 35% de notre production signifiait que 35% du personnel allait rester sur le carreau, la direction na pas commenté", a relaté Sylvie Logeais (CGT).

Jean Senellart, directeur du site haut-viennois,a indiqué que M. Halftermeyer avait "évoqué devant les salariés que la situation du site de Saint-Junien faisait partie de la réflexion", assurant "qu'aucune décision n'est arrêtée pour l'heure. Un CCE devrait se tenir fin octobre (...), au même titre que d'autres réunions". "Nous nous donnons le temps de la réflexion et rien ne devrait être officialisé avant plusieurs semaines, sinon plusieurs mois", a-t-il ajouté.

"Cela fait un moment que nous réclamions" la rencontre au ministère, a dit Christophe Sardin, s'étonnant "que la date ait été fixée fin octobre, ce qui correspond à peu près à la date du CCE au cours duquel la direction pourrait officialiser" les licenciements. "Nous aurions aimé (...) que la direction y soit associée car depuis des semaines, nos patrons travaillent en relation directe avec élus locaux et gouvernement, sans que nous (...) ne soyons associés à la réflexion", a-t-il regretté, rappelant que l'usine était "rentable".

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