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23 sept. 2020
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Alès Groupe: trois offres de reprise déposées, la décision rendue ce jeudi

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23 sept. 2020

Placé en redressement judiciaire depuis le 9 juillet, le groupe de cosmétiques français Ales (Lierac, Phyto…) indique faire l’objet de trois offres de reprise, dont il détaille les plans. Le tribunal de commerce de Paris, après refus d’un nouveau délai, rendra sa décision ce 24 septembre.


Alès Groupe


Parmi les offres figure celle du consortium Nextstone/Naxicap (Un Jour Ailleurs), qui se propose de reprendre l’ensemble des actifs pour 12,45 millions d’euros, et de garder 98 salariés sur 102. Les porteurs de l’offre ont indiqué travailler sur un plan de continuation et ont réclamé un délai supplémentaire, le temps d’obtenir l’accord des créanciers. Une demande rejetée par le tribunal.

La holding industrielle française Impala (Pull-in, Roger&Gallet...) se porte également acquéreur. Mais ne reprendrait pas le pôle Coiffure (Franklin Roosevelt Coiffure et Beauté, Laboratoires Ducastel, Alès Groupe Distribution, Boy-Diffusion, Distri-Coiff), qui fait lui l’objet d’une offre de reprise déposée par les dirigeants du pôle. L'offre conjointe s’élève à 13,5 millions d’euros, et promet la préservation de 97 emplois.

La troisième offre provient de Pyramides VII, filiale du fonds d'investissement Dzeta (Antoine et Lili, CWF...). Elle porte également sur l’ensemble des actifs de la société pour un montant de 15 millions d’euros, et intègre la reprise de 89 emplois.


Alès Groupe



Lancé dans les années 70 par Patrick Alès, le groupe est à la tête des marques Lierac, Phyto, Phyto Specific, Jowaé et Laboratoire Ducastel. L’entreprise avait connu en 2019 une progression de 2,7 % de son chiffre d’affaires, à 208,6 millions d’euros. Le groupe avait néanmoins creusé sa perte nette, passée à 39,1 millions d’euros.

L'homme d'affaires Patrick Puy, devenu la figure des restructurations dans la mode avec le dossier Vivarte et aujourd'hui à la manœuvre derrière Kidiliz, avait été appelé à la présidence du directoire en décembre dernier en vue "d’optimiser les opérations et processus de production".

Une arrivée qui intervient sur fond de désaccords entre actionnaires quant à la bonne gestion de la structure. Structure dont la cotation reste suspendue jusqu’à l’annonce de la décision du tribunal de commerce de Paris.

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