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24 mai 2022
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Amazon chercherait à réduire son parc logistique aux États-Unis

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24 mai 2022

L'e-commerçant américain chercherait à se défaire de 9,3 millions de mètres carrés d'espaces logistiques aux États-Unis, selon la presse américaine. Le groupe, qui avait fait de son expansion logistique une priorité, chercherait désormais à adapter son parc à une croissance de la vente en ligne devenue plus limitée. Que ce soit en rompant ses baux ou en sous-louant ses unités.


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Ces démarches porteraient principalement sur les unités logistiques de New York, du New Jersey, de Californie du sud et d'Atlanta, selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier. Le spécialiste de l'immobilier industriel Prologis, dont Amazon est le plus gros locataire, compterait parmi les bailleurs concernés.

Les 10 millions de pieds carrés dont Amazon entendrait se défaire seraient l'équivalent de 12 des plus gros "fulfillment centers" que compte Amazon aux Etats-Unis. Surtout, cette surface ne représenterait que 5% des surfaces investies par le groupe depuis le début de la crise sanitaire. Chiffre mettant en évidence le caractère inédit de cette stratégie de désengagement venant du groupe de Jeff Bezos.

Amazon n'a pas commenté les informations de Bloomberg, de même que Prologis. Mais les révélations de la presse américaine font écho avec les annonces récentes du groupe Amazon. Lors de la publication de ses chiffres du premier trimestre 2022, celui-ci a notamment expliqué ses profits limités à la "sur-construction" logistique qui a rythmé la vie du groupe pendant la pandémie.

Le groupe totaliserait désormais 34,4 millions de mètres carrés de surfaces logistiques, deux fois plus qu'au printemps 2020. Un excès de surfaces dont le groupe estime qu'il lui coutera 9,3 milliards d'euros (10 milliards de dollars) sur le seul premier semestre 2022.

Et ceci alors que les entrepôts d'Amazon font à nouveau les gros titres sur la question sociale. Le National Labor Relations Boards a estimé crédible des accusations émises par l'Amazon Labor Union. Ce syndicat rapporte que l'entrepôt de Staten Island a organisé des réunions obligatoires dont l'objet était de décourager la syndicalisation de ses salariés. Avec en toile de fond la menace d'une fermeture de cette unité. Si la justice venait à estimer qu'Amazon a ici bravé les lois fédérales, ce jugement ferait alors jurisprudence.

En attendant, reste à savoir si ce coup de frein donné au réseau logistique est amené à concerner l'ensemble des pays où Amazon cherche à développer sa présence. Le groupe compterait actuellement 110 entrepôts américains, auxquels s'ajoutent quelque 85 unités à l'international. Toujours est-il que les sites américains délaissés par la marketplace ne devraient pas tarder à trouver preneur: la vacance commerciale industrielle américaine est actuellement inférieure à 4%.

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