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1 déc. 2020
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Amélie Pichard explore les nouveaux matériaux avec O.V.N.I.

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1 déc. 2020

O.V.N.I., pour "objet valorisé, naturel ou innovant ", c’est le dernier projet cultivé par Amélie Pichard pour offrir à ses client(e)s une alternative au cuir, mais pas seulement. "Avec O.V.N.I. je souhaite tester tout ce qui existe, les matériaux les plus traditionnels, comme je l’ai fait avec les chaussures en rotin ou même avec le papier peint, mais aussi les matériaux les plus innovants. Je veux aussi montrer que la perfection n’existe pas et que chaque chose a ses limites", détaille la créatrice de souliers féminins et de sacs qui a donné son nom à sa griffe.


Un sac en feuille d’Alocasia Macrorrhiza vernie verte issu du projet O.V.N.I. - Tom Newton/Amélie Pichard


Loin de faire une croix sur le cuir, Amélie Pichard veut surtout éclairer l’acheteur sur la composition d’un sac et lui permettre de choisir en connaissance de cause. "L’idée d’O.V.N.I. s’est dessinée il y a cinq ans lors de la collaboration avec Pamela Anderson sur la collection végane. Je me suis rendue compte que faire le choix du végane n’était pas forcément écologique notamment avec l’empreinte carbone. Mais à l’inverse continuer à travailler le cuir quand on voit par exemple les images de l’association L214 pousse aussi à se poser des questions", explique Amélie Pichard.

Pour la créatrice, l’idée n’est donc pas d’opposer les choix de matériaux, mais plutôt de les faire cohabiter et de les utiliser de façon à réduire leur impact sur l’homme et la planète.  

Grâce à O.V.N.I., Amélie Pichard décline donc son modèle de sac Baby Abag en trois nouveaux matériaux: un premier en feuille d’alocasia macrorrhiza ou oreille d'éléphant, une plante brésilienne, un second en peau d’ananas et un troisième en similicuir de cactus. Pour ce dernier la créatrice concède même: "On ne connait que 30% de la composition exacte du produit. Le fournisseur nous dit que la composition est secrète, pourtant elle n’est pas brevetée. Mais on sait que parfois dans ce genre de matériaux il y a du plastique par exemple". Encore au stade d’expérimentation, ces pièces estampillées O.V.N.I. sont aujourd’hui disponibles en précommandes (à partir de 495 euros).
 
Versant cuir, Amélie Pichard, dont les collections sont conçues à 80% sur des stocks de cuirs existants, travaille sur la traçabilité. "Mon objectif en 2021 c’est d’être capable de donner le nom de l’animal. Mais il faut faire la différence entre l’élevage intensif et l’élevage paysan".

Amélie Pichard, qui a pris il y a quelques années la décision de mettre fin à la vente en wholesale, à de très rares exceptions comme les Galeries Champs-Elysées et Haussmann (qui ont accepté de ne pas promotionner ses produits), compte aujourd’hui une boutique rue de Lappe à Paris et un e-shop qui totalisent 90% de ses ventes.  

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