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André : Bpifrance a bien refusé une demande de prêt, mais reste "ouverte à d'autres solutions"

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2 avr. 2020

Paris, 2 avr 2020 (AFP) - Bpifrance a bien refusé une demande de prêt formulée par l'enseigne de chaussures André en difficulté, mais assure rester "ouverte à d'autres solutions" pour l'accompagner, a-t-on appris jeudi auprès de la banque publique d'investissement.


AFP/ Georges Gobet


L'enseigne de chaussures plus que centenaire a annoncé mercredi son placement en redressement judiciaire après avoir dû fermer tous ses magasins du fait de l'épidémie de Covid-19 et perdu près de 4 millions d'euros en quinze jours.

Son PDG Boris Saragaglia a mis en cause Bpifrance. "J'ai essayé de sauver André" la semaine dernière "et je suis allé voir la BPI" pour lui demander un prêt de 12 millions d'euros, mais "elle a refusé" de soutenir l'enseigne "sans donner d'argument", a-t-il assuré.

A la banque publique d'investissement, on explique que le groupe a bien fait une demande pour obtenir un des prêts (baptisé Atout) mis en place dans le cadre du soutien aux entreprises mises à mal par l'épidémie de Covid-19. Ce prêt censé soutenir la trésorerie des entreprises, n'est toutefois accessible qu'à celles dont la situation difficile est due à l'épidémie. "André ne pouvait pas bénéficier du prêt Atout, car ses difficultés préexistaient à l'épidémie", explique-t-on.

Par ailleurs Bpifrance assure avoir accordé "récemment" un prêt à la maison mère d'André, le groupe Spartoo, en partenariat avec les banques historiques du groupe, sans en détailler le montant. La banque publique précise aussi "être ouverte" à l'étude "d'autres solutions d'accompagnement" pour André, via tout l'éventail de ses offres traditionnelles.

Le prêt à Spartoo date d'"il y a trois ans", a rétorqué le PDG d'André, Boris Saragaglia, interrogé par l'AFP. "Il n'y a pas eu de prêt depuis", assure-t-il. "On ne peut pas, nous entrepreneurs, tout soutenir à bout de bras quand c'est (l'État) qui décide de tout fermer", insiste-t-il encore.

Les boutiques de l'enseigne, comme de nombreux autres commerces jugés non essentiels, ont dû baisser le rideau depuis plusieurs semaines sur ordre du gouvernement.
 

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