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André : l'ancien patron, François Feijoo, formule une offre de reprise

Publié le
23 juin 2020
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En redressement judiciaire, André est l'une des nombreuses enseignes du secteur mode à avoir demandé la protection du tribunal de commerce. Alors que son propriétaire depuis 2018, le groupe Spartoo, avait annoncé qu'il réfléchissait à un plan B pour formuler un plan de continuation, il a finalement jeté l'éponge. Les deux issues pour ce chausseur historique ? Une cession de ses actifs (via des offres globales ou partielles) ou la redoutée liquidation.


A son apogée, le "chausseur sachant chausser" a compté jusqu'à 500 magasins. - André


Les candidats à la reprise de la chaîne née en 1896 devaient se faire connaître avant le 22 juin. Selon la CGT, une seule offre sera examinée par le tribunal : elle émane de François Feijoo, un patron du secteur de la chaussure qui connaît bien la maison, puisqu'il a dirigé André pendant douze ans, de 2005 à 2013. Il a aussi été le PDG du concurrent Eram de 2013 à fin 2019, et a présidé la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos) ces quatre dernières années.

Selon le syndicat, le périmètre de reprise envisagé par François Feijoo porte sur 47 magasins, soit un peu moins de la moitié du réseau en propre. Reste encore à vérifier la solidité financière du dossier de reprise. Le tribunal de commerce de Grenoble pourrait se prononcer courant juillet. L'enseigne de souliers dont s'est délesté le groupe Vivarte il y a deux ans s'appuie à ce jour sur un parc de 106 succursales, 13 affiliés, un magasins de déstockage et 24 corners en grand magasin.

On ne connaît pas encore le nombre de personnes qui pourraient conserver leur poste. André, qui a réalisé 74,7 millions d'euros de ventes l'an dernier, emploie 412 salariés. Un appel à la grève a été lancé pour les journées du 30 juin et du 15 juillet, dans l'optique de dénoncer les conditions de travail dégradées et "la casse sociale".

Déjà mal en point, André a été secoué comme nombre de distributeurs par la crise du coronavirus, ce qui a précipité son placement en redressement judiciaire, acté le 31 mars dernier, l'entreprise n'ayant pas obtenu de prêt garanti par l'Etat. Le propriétaire de Spartoo et André, Boris Saragaglia, nous expliquait en avril que l'enseigne perdait 250 000 euros par jour lorsque tout son réseau avait le rideau baissé.  

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