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André : le repreneur sera désigné mardi

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23 juil. 2020
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Le tribunal de commerce de Grenoble doit rendre sa décision le 28 juillet quant à l'avenir de l'enseigne de souliers André, a appris l'AFP de sources concordantes. Ce jeudi, une audience a réuni les représentants de l'entreprise et ceux de l'unique candidat déclaré à sa reprise, François Feijoo, dirigeant confirmé du secteur de la chaussure, qui fut le patron d'André pendant douze ans de 2005 à 2013. Cédée par Vivarte à Spartoo en 2018, la chaîne née en 1896 n'a pas su se relever sous l'égide de son dernier propriétaire, et a été placée en redressement judiciaire en mars dernier.


A son apogée, le "chausseur sachant chausser" a compté jusqu'à 500 magasins. - André


François Feijoo, qui avait quitté ses fonctions de PDG d'Eram fin 2019, pourrait faire redémarrer l'enseigne André avec un socle assez restreint. L'offre déposée, d'un montant de 7,8 millions d'euros, comprend la reprise de 55 magasins - sur 143 points de vente en France -, le licenciement de 188 salariés et le maintien de 221 d'entre eux. "Seuls les salariés dont les magasins seront repris verront leur emploi conservé", a précisé à l'AFP Christophe Martin, délégué central CGT de l'entreprise.

"La plupart des parties prenantes ont vraiment envie que cette reprise soit effective. Chacun a relevé que c'est une offre inespérée en ces temps de crise", a réagi Marlone Zard, l'avocat du Comité social et économique (CSE) de l'entreprise. "Le conseil des salariés approuve cette offre cohérente, qui n'est pas faite par n'importe qui", a-t-il ajouté à l'issue de l'audience qui s'est tenue jeudi matin.

Les dossiers des trois autres candidats sur les rangs n'ont pas été retenus. Si elle était validée par le tribunal de commerce mardi 28 juillet, la reprise d'André par François Feijoo serait effective au 1er août. Sinon, c'est la liquidation qui pourrait être prononcée.

L'enseigne, qui a réalisé 74,7 millions d'euros de ventes l'an dernier
(pour environ 10 millions d'euros de pertes), a vu ses salariés se mobiliser ces dernières semaines pour alerter sur leur situation. Une grève a notamment été organisée le 30 juin : les personnes mobilisées protestaient contre la mauvaise gestion que leur entreprise aurait subi au sein du groupe Spartoo depuis 18 mois. La crise sanitaire n'a évidemment pas arrangé ses affaires : l'entreprise a enregistré une perte de près de 4 millions d'euros en quinze jours, après la fermeture de l'ensemble de ses magasins.

Avec AFP

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