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Antonio Marras s’offre une virée à Londres et relance l’Homme

Publié le
21 févr. 2020
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3 minutes
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Antonio Marras a ébloui le public milanais vendredi avec une collection riche et variée, truffée de détails, d’ornements et tissus magnifiques. L’occasion pour le styliste sarde de relancer sa ligne masculine, épaulé par son fils Efisio, dans un esprit rajeuni et décontracté, où le denim, retravaillé à la manière Marras, fait sa grande entrée.


Antonio Marras - Automne-hiver 2020/21 - Milan - Pixelformula

 
Après s’être inspiré du Japon, la saison dernière, le styliste a voulu se confronter cette fois à une autre île, tout aussi éloignée de son univers. L’Angleterre, vu à travers le prisme des années 1980, entre post-punk et nouveau romantisme. "Je me suis inspiré de mes souvenirs d’un voyage de jeunesse à Londres et j’ai mélangé cette vague de joie et de vitalité de l’époque à la culture archaïque et primitive de ma Sardaigne natale", nous explique-t-il en backstage.
 
Avec son talent de conteur, Antonio Marras a imaginé le voyage à Londres de l’une de ses couturières aux mains de fée tombant amoureuse d’un très british fabricant de machines à coudre. De retour en Sardaigne, peu pratique de ces drôles de machines, la couturière se laisse débordée par de folles coutures zigzagant, divaguant et décorant les vêtements sans limite.

Résultat : une collection pour l’automne-hiver 2020/21 dense, mixant avec naturel toutes sortes d’influences dans des patchworks très réussis, puisant notamment dans les archives de tissus et stocks militaires de la maison. Les robes épaule nue, en satin duchesse de soie à fleurs, se portent avec des chemises en laine à carreaux. Les poches d’un parka en toile kaki s’incrustent sur une veste en tweed. Un manteau damassé s’enfile sur une paire de jeans.
 
Les éco-fourrures en simili poils de chèvres ou moutons bouclés prennent possession des larges cols ou manches des capotes, bordent les vestes ou viennent se superposer à des jupes droites leur donnant de la densité. La maille comme d’habitude a la part belle, du pull-over jacquard au cardigan décoré d’empiècements.
 
La silhouette masculine est plus quotidienne et facile avec des pantalons baggy et des vestes en denim. Mais le hoodie est taillé dans un tweed et toutes les pièces sont retravaillées et rebrodées, jusqu’à cette chemise en flanelle tartan décorée de cristaux Swarovski.


Antonio Marras - Automne-hiver 2020/21 - Milan - Pixelformula


La touche du designer se retrouve aussi dans les assemblages harmonieux des dentelles, dans les dessins poétiques qui ornent certains tee-shirts et chemises, ou encore dans ces précieux cols amovibles, qui recouvrent les épaules rehaussant le vêtement, ou ces slogans sardes peints à la main sur sweat-shirts et blousons.
 
"Avec l’homme et le denim, nous lançons aussi une ligne de chaussures avec un nouveau partenaire en licence, Gianni Gallucci", nous indique Efisio Marras, qui pilote la ligne jeune I’M Isola Marras, distribuée désormais auprès de 240 clients multimarques dans le monde.

La ligne principale Antonio Marras est quant à elle distribuée en particulier en Italie et en Russie, à travers des boutiques monomarques en franchise avec le groupe Bosco di Ciliegi, et vient de signer avec Neiman Marcus pour les Etats-Unis.

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