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Publié le
3 mai 2012
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Après leur retour en grâce, comment inscrire les savoir-faire dans la modernité et le long terme ?

Publié le
3 mai 2012

Les savoir-faire, antidotes à l'uniformisation, tel était le sujet amené ce dimanche 29 avril lors de la dernière table ronde du Festival de Hyères. Dans un contexte où les marques ont à nouveau un discours sur le processus de fabrication, ce sont bien les savoir-faire d'excellence qui étaient interrogés lors de ces Rencontres Internationales du Textile et de la Mode. Le récent retour en lumière des fournisseurs des maisons de mode coïncide avec une nouvelle demande, comme l'a préalablement expliqué Dominique Barbiery, dirigeant de Paraffection, la filiale du groupe Chanel qui regroupe 8 ateliers artisanaux, dont les plus connus Lesage et Lemarié. "Depuis trois ans, il y a une nouvelle ouverture pour ces fournisseurs grâce à l'émergence du prêt-à-porter de luxe. C'est une clientèle qui vient s'ajouter à la haute couture, même si l'on croyait qu'elle allait la faire disparaître, explique-t-il. Au contraire, ce prêt-à-porter permet de sensibiliser de nouvelles clientes qui franchiront peut-être ensuite le pas de la couture".


De gauche à droite: Philippe Pasquet, Marie-Hélène Massé Bersani, le modérateur de la table ronde Pascal Gautrand, Jean-Pierre Ollier et Dominique Barbiery. Photo Pixelformula.

Pour le président de Première Vision, Philippe Pasquet, qui présentera en février la deuxième édition de "Maisons d'exception", espace dédié à ce secteur artisanal au sein du salon de tissus, "il y a en effet une demande croissante d'exclusivité et de différenciation dans ces marchés sophistiqués qui trouve sa réponse dans ces ateliers". Un vent de nostalgie a alors parcouru la table ronde, où chacun s'est souvenu d'une époque où les fournisseurs des maisons parisiennes étaient cités, voire griffés sur les vêtements, leur renommée pesant parfois presque autant que celle des créateurs.

Mais que faire pour remettre en lumière un secteur dans l'ombre depuis plusieurs décennies ? Chez le cas particulier Paraffection, on profite de la force de frappe de Chanel : "les artisans ont accès aux services de presse, ils sont à l'honneur lors du défilé des métiers d'art, et la réputation de la maison est également un plus pour la problématique du recrutement, explique Dominique Barbiery, puisqu'elle nous permet d'attirer la jeune génération dans les ateliers. L'école Lesage sensibilise également les étudiants en mode, commerce ou marketing, car la communication est essentielle. Il existe en France un énorme réseau, même les pistils de fleurs ont leur spécialiste précise-t-il, mais la méconnaissance de celui-ci règne".

Si la table s'accorde globalement pour dire que les ateliers doivent en effet mieux se faire connaître, un des intéressés, Jean-Pierre Ollier, à la tête de l'atelier de broderie éponyme, n'est pas de cet avis: "Nous nous ne souhaitons pas forcément être nommés, au contraire, la discrétion est parfois nécessaire avec certains clients. L'atelier ne doit pas devenir une marque, nous sommes un outil, chacun doit rester à sa place", tranche-t-il.

Le directeur de Paraffection pointe lui un autre risque pour un atelier qui se voudrait marque: "il existe un risque de figer son travail, par exemple si Lesage se mettait en tête de faire du Lesage. Pour que les savoir-faire perdurent il faut qu'ils vivent, qu'il y ait de l'échange, de l'enrichissement avec de nouvelles collaborations, c'est pour cela que les ateliers de Paraffection ne travaillent pas uniquement pour Chanel. "Une vision partagée par les autres intervenants qui ont eux aussi mis en garde contre une "muséification" des savoir-faire.

Marie-Hélène Massé Bersani, directrice de la production du Mobilier National de citer ainsi la récente collaboration entre les Ateliers du point d'Alençon et la gagnante 2011 du festival de Hyères, Léa Peckre. "L'intérêt c'est le dialogue direct et la confrontation des univers, les dentellières se sont imprégnées du sien, elle du leur. Leurs savoir-faire se sont nourris de cela, ils avancent loin de toute conservation artificielle". Et Philippe Pasquet d'abonder en ce sens: "le meilleur service à rendre aux savoir-faire pour éviter cette dérive patrimoniale, c'est de permettre aux ateliers de faire du commerce, élargir leurs collaborations et leurs horizons, y compris géographiques".

Comme le brodeur Jean-Pierre Ollier qui se veut "anti-académique et atypique" dans son approche, Marie-Hélène Massé Bersani estime que l'avenir des savoir-faire est également dans la créativité, avec un exemple historique de taille. "La manufacture des tapisseries Gobelins créée par Louis XIV existe toujours en 2012 grâce à une idée de son fondateur: associer les meilleurs techniciens aux artistes les plus créatifs, déjà à l'époque dans une fonction de directeur artistique", rappelle-t-elle.

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