Atlein élargit son horizon

Pour son deuxième show dans le calendrier parisien, Antonin Tron confirme son talent et place la barre plus haut. Le trentenaire, qui a lancé sa marque de prêt-à-porter féminin, Atlein, en 2016, en se spécialisant dans le jersey, élargit sa palette pour le printemps-été 2018 en explorant de nouvelles matières et constructions.

Atlein explore de nouveaux territoires - DR
 
Le designer dit s’être inspiré du thème de la mémoire pour réaliser cette troisième collection, qui a défilé jeudi dans la néo-classique Chapelle expiatoire, située derrière la Madeleine. Une mémoire subjective, où les différents lambeaux de souvenirs semblent s’être posés sur les vêtements comme autant de strates diversifiées aboutissant à un travail intense et totalement renouvelé.
 
« Je suis toujours dans l’idée du mouvement, mais il y a dans cette collection une évolution assez forte. Avant, je travaillais sur un drapé très maîtrisé. Aujourd’hui, j’évoque le mouvement différemment avec de pièces outwear en coton très différentes de ce que je faisais auparavant. L’idée, c’est de devenir une maison de prêt-à-porter complète », confie Antonin Tron en backstage.
 
Ainsi, le jersey est toujours présent dans certaines robes, qui glissent sur le corps, mais aussi mélangé à de la viscose ou superposé dans de savantes compositions. Le tissu s’enroule, se fronce, s’entrecroise, se plisse, créant parfois des ouvertures inattendues.
 
Un tissu technique rouge vient par exemple s’incruster dans un pull-over beige tricoté, comme une coulée vive dans le vêtement, créant un relief particulier. Un voile bleu posé sur une robe rouge moulante lui donne des reflets violets. D’autres robes sont construites à partir de différents pans d’étoffes, assemblés de manière asymétriques ou dans des matières hybrides mêlant souvent deux univers opposés.
 
Une partie de la garde-robe se concentre sur des pièces outwear en coton travaillées près du corps. La structure de certains corsages ou pantalons de motocross est apparente. « En fait, je me suis senti libre par rapport à ce que je faisais, allant puiser dans mon passé, notamment dans mes années de formation à l’école, où j'étais spécialisé dans le menswear, que j’ai longtemps pratiqué aussi chez Louis Vuitton Homme », conclut Antonin Tron.

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