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Au Festival du film de skate et de surf de Paris, Santa Cruz s'adresse aux skateuses

Publié le
today 25 sept. 2019
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Pour sa quatrième édition, du 26 au 29 septembre à l’Entrepôt dans le XIVème arrondissement de Paris, le Paris Surf & Skate Film Festival va être présidé par une légende du skate. C’est le Z Boy, du nom du groupe qui a fait décoller la pratique du skate via des vidéos dans prises dans les piscines vides de Californie, Tony Alva qui va présider cette session. Mais si c’est une légende du skate, le festival va mettre en exergue l’évolution culturelle des pratiques.


Santa Cruz a initié une collection femme en 2017 - Santa Cruz


Le skate change. La culture alternative, anticonformiste, des débuts dans les années 70' 80' reste une clé de voute de la pratique urbaine. Mais, cet esprit rebelle, perçu comme sincère et rafraichissant, a fait que le skate lui même a été absorbé par la pop culture. Si le cadre bouge lentement, le skate semble avoir engagé sa marche en avant vers l’inclusivité. Sur les réseaux sociaux, jeunes handicapés, mais surtout jeunes filles affichent leurs prouesses. C’est aussi ce que va montrer le festival parisien, en particulier, avec les films Don’t Give a Fox et Skate Kitchen qui mettent en avant le skate féminin.

Une tendance que les marques du cru captent aussi. A l’instar de Santa Cruz, qui pour la première fois, aux côtés des Vans et Nixon, est partenaire de l’évènement. Et présente sur place, en prime de sa collection printemps-été 20, une équipe de skateuses.

Marque historique du skate et du surf des années 70 et 80, fondée en 1973 par Richard Novak connue pour le célèbre logo Screaming Hand, Santa Cruz a connu une période de creux alors que d’autres marques, notamment portées par les groupes Billabong et Quiksilver, ont progressé dans les années 90 et 2000. Mais Santa Cruz revient depuis quelques saisons avec le groupe NHS, spécialiste du skate, à la baguette (Thrasher Independent, Creature…).

En Europe, elle est distribuée par les britanniques de Shiner. « La marque a connu des progressions à trois chiffres depuis quelques années, explique Stéphane Dejardin, qui s’occupe de la filiale de Shiner en France depuis six ans. C’est aussi parce que nous proposons des produits adaptés au marché européen. Nous passons à des croissances à deux chiffres, avec un +25% en France pour SS20, mais à présent nous parlons en millions d’euros. Nous comptons entre 120 et 140 comptes dans l'Hexagone, avec des magasins de skate mais aussi des magasins de culture urbaine, comme Citadium où nous avons de très bons taux de sortie ».


Santa Cruz développe son offre haut delà du t-shirt et du sweat, ses catégories clé - Santa Cruz


Et sur le terrain, ce spécialiste du skate voit une véritable évolution du marché qui a incité la marque à lancer ses propositions pour les femmes. « Il y a encore cinq ans, je ne sais pas si un Team de skateuses aurait été proposé pour un évènement ? La culture skate était fermée, peu perméable et quasi exclusivement masculine. Mais la nouvelle génération de skaters change cela. Ils sont à la fois hyper ouverts en termes de mode, créant leur propre style. Et les filles ont leur place. Elles ne se contentent pas de s’habiller avec des t-shirts larges. Elles ont leur propre approche ».

Santa Cruz a ainsi lancé des produits pour la femme depuis 2017. Et ne cesse depuis de développer son offre. Pour SS20, la collection comprend des t-shirts, des pantalons, mais aussi des combi-shorts en jeans, des shorts, des crop-tops ou des brassières. Pour une marque qui, avec ses designs originaux, fait le lien avec une culture du graphisme mais aussi du tatouage et de la musique, les opportunités sont nombreuses.

« On voit apparaître de premières initiatives de magasins qui propose de l’urbain pour les femmes. Et je pense que les skate shops qui ont de la place ont tout intérêt à développer des corners spécifiques, explique Stéphane Dejardin. Nous, cela représente déjà plus de 20% des ventes. Et c’est un beau potentiel de croissance », conclut-il.

 

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