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16 déc. 2008
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Au Printemps Haussmann, "il n'y a pas eu de panique", racontent clients et vendeurs

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AFP
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16 déc. 2008

PARIS, 16 déc 2008 (AFP) - Devant le Printemps Haussmann, clients et vendeurs, sortis à la hâte dans la rue, restent calmes malgré leurs craintes après la découverte de dynamite dans les toilettes du célèbre grand magasin parisien, précédée d'une mystérieuse revendication afghane.


Le magasin du Printemps boulevard Haussmann le 02 décembre à Paris - Photo : AFP

"Il n'y a pas eu de panique", raconte Marie-Christine Soulard, âgée d'une quarantaine d'années. "Cela s'est passé dans le calme", ajoute-t-elle, sur le trottoir. "On nous a dit qu'il y avait un colis suspect".

Originaire d'Orléans, elle était venue à la boutique Armani du grand magasin pour notamment faire retoucher une robe. "Je ne sais pas quand je pourrai récupérer ma robe", dit-elle, ennuyée.

Nadine Mallet était à son poste, au sixième étage du Printemps de la mode, lorsque l'alerte a été donnée, peu avant midi. "Le personnel de sécurité a déboulé brusquement avec des brassards en nous demandant d'évacuer rapidement le magasin", raconte-t-elle.

"Dans ces cas là on a fait partir les clients en priorité mais on a suivi rapidement et je ne vous cache pas que j'ai eu la trouille. J'en ai encore mal au ventre", dit-elle.

"Il n'y a pas eu d'affolement", confirme une collègue, qui a souhaité conserver l'anonymat. "Lorsqu'on est venu nous demander de sortir on l'a fait sans bousculade. Personnellement, je n'ai pas eu peur", dit-elle.

Devant le grand magasin, des employés, descendus en toute hâte, n'ont pas eu le temps d'attraper leur manteau et cherchent à se réchauffer dans les galeries marchandes à proximité.

Emile, qui a également souhaité conserver l'anonymat, est arrivé avant midi prendre son service dans les locaux techniques, au sous-sol.

Avec ses collègues, ils sont montés et ont vu que le magasin était en cours d'évacuation. Mais, eux non plus, assurent ne pas avoir paniqué. "On a l'habitude grâce aux exercices de sécurité", explique-t-il.

"Au Printemps de l'homme (là où la dynamite a été découverte au 3ème étage, ndlr) il y a quand même eu un peu de panique", nuance Nadifia : "pas de la part des employés, mais de la part des clients. Certains ne savaient pas quoi faire, d'autres ont essayé de prendre l'escalator à contre-sens".

La circulation devant le magasin, boulevard Hausmann est coupée et les piétons refoulés. Le bâtiment est entouré de rubans rouge et blanc portant l'inscription "police nationale franchissement interdit".

Beaucoup d'employés du magasin appellent leurs familles pour les rassurer.

Grégory Despleuchin, vendeur au Printemps de l'homme, s'inquiète des ventes. "On fait cinquante pour cent de notre chiffre d'affaires en décembre. Fatalement ça va avoir des conséquences négatives sur l'activité. Il y a des chances que les gens craignent de venir dans les grands magasins. Je les comprends. Je me mets à leur place", dit-il.

Pendant son témoignage, six policiers de la police scientifique et technique de la police judiciaire, et une équipe accompagné d'un chien détecteur d'explosifs passe dans les rayons.

Dior Madunzo, venu faire des emplettes pour les fêtes, déclare hésiter à revenir dans le magasin. "Maintenant on va y regarder à deux fois. C'est vrai qu'un événement comme ça, ça donne quelques craintes. Je ne sais pas si je reviendrai dans le quartier".

Par Eric DARCOURT et Jacques GUILLON

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