Ba&sh accélère la cadence de ses offensives internationales

Ba&sh se développe tous azimuts. Tout en continuant à ouvrir des points de vente en France, notamment via l’affiliation, la griffe féminine a surtout mis le cap vers l’international et multiplie les offensives simultanées. « L’internationalisation de la marque va plus vite que prévu », affirme ainsi Pierre-Arnaud Grenade, directeur général. « Les partenaires comme le terrain ont réagi assez vite, et le réseau et l’appui de notre actionnaire L Capital ont facilité les choses », explique-t-il.

Pré-collection automne 2016 - Ba&sh.
 
Il faut dire que, depuis début 2015 et la prise de participation du fonds financé par LVMH, Ba&sh a eu les moyens d’accélérer. L’international, priorité désignée d’emblée, a donc fait l’objet d’un plan de bataille qui se précise aujourd’hui. L’Europe a déjà connu plusieurs ouvertures avec un focus particulier sur l’Allemagne et la Suisse (une boutique à Düsseldorf déjà ouverte, une à Hambourg à la rentrée par exemple), mais aussi sur le Royaume-Uni (deux unités annoncées à Londres en juillet), l’Espagne et l’Italie (La Corogne et Milan sont visées).
 
Mais la plus grande énergie est accordée aux futurs développements au grand export. Dès cette année, Ba&sh entrera simultanément sur deux nouveaux marchés : Dubaï et les Etats-Unis. Au Moyen-Orient, la griffe a en effet signé un accord de master-franchise avec le groupe Al-Futtaim. Les premières ouvertures auront lieu à Dubaï, avec une boutique attendue pour septembre dans le centre commercial City Walk. Le développement en boutiques et en corners devrait ensuite s’étendre dans un second temps aux pays proches que sont le Qatar et l’Arabie saoudite, toujours avec le même partenaire.
 
Toujours cette année, Ba&sh mettra le cap sur les Etats-Unis. « C’est un marché qui n’était initialement pas forcément prioritaire, mais qui a très bien répondu lorsque nous nous y sommes déplacés », explique Dan Arrouas, codirigeant de Ba&sh. C’est donc dès cet été que la griffe féminine se lancera sur le segment contemporary américain avec la complicité des grands magasins Neiman Marcus. La marque française va ainsi présenter sa collection automne-hiver 2016-17 dans une dizaine de corners en guise de démarrage.
 
La griffe opérera en direct sur le marché américain et recherche d’ailleurs actuellement le ou la dirigeante de son futur bureau américain. Si elle aborde en effet le pays via des corners, elle compte rapidement y implanter des boutiques également.
 
Si Ba&sh a le regard tourné outre-Atlantique et vers le Moyen-Orient en 2016, l’Asie n’en est pour autant pas oubliée. Le partenaire idéal pour se développer sur ce vaste continent n’a pas encore été trouvé, mais les dirigeants de la griffe fondée par Barbara Boccara et Sharon Krief ont précisé leurs intentions. Ce sont finalement Hong Kong, où la marque a déjà ouvert une boutique avec un partenaire en 2014, la Corée du Sud et à plus long terme la Chine qui sont visées. Et le format de l’association devrait davantage ressembler à une coentreprise qu’à une franchise, laisse-t-on entendre chez Ba&sh, pour garder la main sur ce futur développement qui devrait se concrétiser en 2017.
 
La marque, qui mise sur une croissance de 35 à 40 % de son chiffre d’affaires en 2016 (70 millions d’euros environ en 2015), espère voir l’international représenter 30 % des ventes, avec pour objectif l’équilibre à 50/50 très rapidement grâce à sa politique ambitieuse.

« Notre objectif n’est pas de rattraper la concurrence et SMCP notamment, nous ne nous comparons pas à eux, affirme Pierre-Arnaud Grenade. A la fois, nous profitons du fait qu’ils aient ouvert la voie sur certains marchés, mais l’enjeu pour nous est de proposer quelque chose de nouveau, d’incarner une nouvelle génération de marques contemporary », ajoute le directeur général. A date, ce sont 105 boutiques et corners que Ba&sh dénombre dans le monde, avec toujours une surreprésentation de la France.

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