Balzac Paris multiplie les points de contact avec ses clientes

Avec une distribution directe uniquement, principalement via son site Internet, Balzac Paris a su fédérer une communauté de clientes. En ce début d'été, la griffe féminine s’apprête à présenter en juillet son premier pop-up store en province, à Bordeaux, et souhaite ouvrir un showroom bureau d’ici la fin 2018.
 
La collection printemps-été 2018 de Balzac Paris - Balzac Paris

Quand Charles Fourmaux et le couple Chrysoline et Victorien de Gastines lancent Balzac en 2011, ils spécialisent la marque dans la confection de cols Claudine et nœuds papillon. Trois ans plus tard, ils élargissent leurs collections et développent le prêt-à-porter féminin qu'ils produisent principalement au Portugal avec une démarche qu'ils veulent responsable. Aujourd’hui, la griffe se définit comme une marque communautaire et propose entre 60 et 80 modèles par collection, avec des nouveautés tous les mois.

Avec ce pop-up store bordelais, qui se tiendra du 7 au 14 juillet sous le nom "La Maison de vacances Balzac Paris" au 129 bis, rue de Rivière, la marque entend aller à la rencontre de ses consommatrices provinciales. Car si sa clientèle en ligne se découpe, en France, équitablement entre Paris et le reste du pays, seules les habitantes de la capitale ont pu découvrir au sein d'un espace de ventes éphémères, les collections Balzac Paris en vrai. Et pour cause, la griffe avait déjà organisé des pop-up stores pour les fêtes de fin d’année en 2016 et 2017, et du 8 au 10 juin 2018 au sein du magasin de la créatrice de bijoux Camille Enrico, place du marché Saint Honoré, dans le Ier arrondissement.
 
« Si nous avons décidé d’avoir un modèle de distribution quasi exclusivement online, c’est parce que nos clientes sont à la recherche d’une manière de vendre les produits qui ne soit pas classique en magasin, mais plutôt sans intermédiaires et à un prix juste. Pour autant, elles sont de plus en plus nombreuses à demander l’organisation de pop-up physiques, elles veulent essayer et toucher les produits, autant que bénéficier de conseils », explique Chrysoline de Gastines, cofondatrice en charge de la partie créative et de la communication pour la marque.
 
Ce qui explique pourquoi depuis plusieurs saisons, la marque a mis en place trois types d’événements différents, qui ont tous lieu une fois par mois. Avec "L’invitation", la marque propose à ses clientes de rencontrer une personnalité influente. Grâce à "L’instant privé", elles peuvent se réunir dans un lieu intimiste avec des copines pour essayer les vêtements de leur choix, accompagnées des stylistes de la griffe afin de bénéficier de leurs conseils. "La parenthèse" leur réserve de son côté une surprise bien-être (comme un cours de sport dans une salle à la mode) dévoilée au dernier moment. A chacun de ces événements, la dernière collection est présentée et peut être commandée avec un pourcentage de réduction.
 
« Ces actions présentent un bon taux d'achat et fidélisent les clientes. Elles nous permettent aussi de créer du liant avec elles, une démarche prioritaire pour nous et sur laquelle nous misons puisque pour l’instant nous ne disposons pas d’espace de vente permanent », poursuit Chrysoline de Gastines. Ce qui devrait changer d’ici à la fin de l’année puisque Balzac Paris, qui s’apprête à changer de bureaux pour loger ses 19 salariés permanents, souhaite accueillir dans son futur showroom des clientes sur rendez-vous. Mais aussi leur faire découvrir l’univers plus largement, en organisant des rencontres avec les modélistes et les ateliers.
 
La collection printemps-été 2018 de Balzac Paris - Balzac Paris

Avec plus de 4 millions d’euros de ventes en 2017, Balzac Paris vise cette année encore un chiffre d’affaires multiplié par deux. Pour y arriver, la marque, qui a traduit son site en anglais en 2017 et affiche 10 % de clientes à l’étranger (notamment à Londres, en Belgique, en Suisse et aux Etats-Unis), aimerait ouvrir un pop-up store à l’international, probablement dans la capitale britannique pour commencer.

En parallèle, dans une logique de mode éthique, Balzac Paris, qui a réalisé une levée de fonds depuis sa création mais ne souhaite pas en dire plus sur le sujet, développe depuis 2015 des collections à partir des rouleaux de tissus de fin de collections disponibles dans les usines. Des pièces qui sont vendues durant les mois de février et de juillet. En mai dernier, la marque a testé ce même principe pour une collection dite "d’exception", en s’approvisionnant auprès de faiseurs qui travaillent pour des maisons de luxe. Proposées un peu plus chères (entre 5 et 10 euros supplémentaires) que les collections traditionnelles, ces pièces ont, selon Chrysoline de Gastines, rencontré le succès auprès des clientes.
 
La griffe, qui se teste avec différentes collaborations (les bijoux de Médecine Douce, les maillots de bains d’Albertine, les tricots de We are Knitters et plus récemment la marque Maison Baluchon), réfléchit aussi, après le succès de son travail avec Tartine et Chocolat, à l’élaboration d’une collection pour enfants. En attendant, elle présentera sa seconde ligne de robes de mariées au printemps-été 2019 et continuera à faire participer ses clientes au processus créatif de la marque via les réseaux sociaux (elle compte 135 000 abonnés Instagram) ou grâce à sa newsletter.

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