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7 janv. 2020
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Bask in the Sun : le label basque qui monte

Publié le
7 janv. 2020

Guéthary, Ciboure, l’océan à l’horizon. La côte basque est un vivier où naissent des marques attachées à leur région et à des valeurs fortes. Bask in the Sun n’échappe pas à la règle.


Ce label associe style et éthique : un combo gagnant - Vince Perraud


Littéralement, "bask in the sun" signifie "se prélasser au soleil" en anglais. Un bon départ ajouté à l'homonymie avec leur région, le nom était tout trouvé. Ce label masculin a été fondé par Tito Clemente en 2012 : un gars du coin (basque, donc), issu d’une famille travaillant depuis plusieurs générations dans le linge basque, mannequin dans ses jeunes années avant de mettre le pied dans quelques maisons de mode japonaises. Peu après s’être lancé dans l’aventure autour du tee-shirt, deux associés viennent le rejoindre en 2013 : Christophe Chabaud, agent commercial dans la mode, et François Verdet, graphiste opérant aussi déjà dans le secteur.

Très vite, la collection prend de l’ampleur et s’étoffe. La griffe est pensée pour les amateurs d’océan et de grands espaces. Ses dirigeants s’engagent dans une stratégie éthique et écoresponsable qu’ils cherchent à améliorer davantage chaque saison de l’amont à l’aval. La fabrication des produits se concentre dans le nord du Portugal : "Nous travaillons avec de petits ateliers qui ont un excellent savoir-faire. Ce sont des personnes avec qui nous partageons l’amour de l’océan, des beaux produits. Cela créé des affinités sincères. C’est à 800 km de chez nous. Ce n’est pas loin, moins loin que si nous fabriquions à Lille, par exemple", note François Verdet, l’un des trois associés.

La collection développe une centaine de références par saison. Elle est segmentée en deux univers : les imprimés sur les supports classiques, tee-shirts, sweat-shirts ou chemises, d'une part et « le vestiaire » qui englobe, en réalité, tout le reste de cette garde-robe « preppy basque ». Plus de 80 % de son catalogue est en coton bio tandis que tous ses tissus sont « mis en couleur » dans un atelier labellisé Oeko-Tex Standard 100. Le label planche sur une ligne de denim et de chinos en coton bio et une ligne de lunettes solaires qui devraient voir le jour dans environ un an.


La marque sollicite des artistes pour ses imprimés. Ici, l'un des marins de Daniela Garreton. - Christelle Chambre


Dès sa première collection, Bask in the Sun avait tapé dans l’œil de l’équipe de Sarah Andelman de Colette. La jeune marque y avait été référencée jusqu’à la fermeture du concept store en 2017. Elle avait même fait partie des griffes sélectionnées pour apparaître dans les dernières vitrines avant le clap de fin. Au fil des saisons, sa distribution s’est développée. Elle est ainsi distribuée par 150 revendeurs : 45 % en France et 55 % à l’export : en Belgique dont le volume ne cesse d’augmenter, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne et au Japon.

Quelques saisons après leurs débuts, un distributeur les a repérés et est allé les démarcher. Ce distributeur les représentera sur le salon Mode in France à Tokyo. La griffe a exposé pour la première fois sur un salon professionnel en juin dernier au Pitti Uomo. Elle réitère l’expérience en janvier. À moyen terme, elle souhaite percer sur les marchés du Nord de l’Europe, encouragée par ses bons résultats en Belgique et aux Pays-Bas : Allemagne, Scandinavie, Finlande.

En attendant de gagner la voie du Nord, Bask in the Sun termine l’année avec de nombreuses demandes de réassort. François Verdet explique comme un clin d’œil à l’océan : "Nous voulons que les gens aient l’impression d’avoir du sel sur leurs vêtements." Il semblerait qu’ils y prennent goût.
 

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