Beauté sélective : le boom des ventes en ligne en France

A l’instar du groupe L’Oréal qui a vu ses ventes en ligne bondir l’an passé de 33 % dans le monde, le circuit sélectif français s’appuie sur une forte croissance du e-commerce dans le domaine des cosmétiques. Ainsi, les produits de beauté vendus sur Internet ont représenté 147 millions d’euros de chiffre d’affaires global en 2016, soit une hausse de 21 %, révèle une étude publiée par NPD Group, et soutenue par la Fédération Française de la Parfumerie Sélective (FFPS).


La page d'accueil du site Feelunique, qui a récemment acquis The Beautyst. - Feelunique

Un vrai relais de croissance pour le secteur de la beauté prestige en France, qui a accusé un recul en 2016, « en partie lié à une forte baisse de la fréquentation touristique post- attentats », précise le document. Et le réseau sélectif, composé d’enseignes et acteurs comme Beauty Success, Feelunique, Galeries Lafayette, Marionnaud, Nocibé et Sephora, possède une réelle marge de progression : « Le poids des ventes en ligne représente 5 % des ventes totales de la beauté sélective, ce qui est largement inférieur à d’autres marchés que nous suivons comme les articles de sport ou les jouets, car d’une part le contrat de distribution sélective limite l’entrée des pure players et d’autre part les consommateurs ont besoin de sentir les parfums et tester en magasin les produits de soin ou de maquillage », analyse Mathilde Lion, expert beauté Europe chez The NPD Group.

Côté produits, ce sont les soins qui dominent dans le panier virtuel des internautes, devant les parfums et le maquillage. Le top 3 des produits les plus achetés sur Internet en France l'an dernier place en tête le Tonique Confort de Lancôme, suivi des rouges à lèvres YSL "rouge volupté shine" et  "rouge pur couture".

Le make-up présente le plus fort dynamisme, puisque ce segment progresse de 30 % en 2016 côté ventes en ligne. Les occasions, et Noël en particulier, rythment fortement les achats puisque « 43 % du chiffre d’affaires du circuit internet se concentre sur le dernier trimestre de l’année, contre un peu plus d’un tiers en magasins physiques », livre NPD Group.

Le e-commerce ne menacerait-il pas l’avenir des réseaux de magasins de beauté ? Au contraire, il est à envisager de manière complémentaire, selon Mathilde Lion : « Les enseignes physiques restent à juste titre un point incontournable dans le parcours d’achat d’un produit comme un parfum ou un fond de teint. Le  e-commerce permet de maintenir et d’améliorer l’expérience client en offrant un nouveau point de vente, plus confortable, plus flexible et souvent plus riche en termes de choix et d’offres promotionnelles. »

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