Blune redéfinit son offre autour de la femme et de la fillette

A l’origine de Blune, Laurence Bellon et Eve Ohana, rejointes par Julie Delaissé pour fonder en 2011 une griffe pour l’enfant de 6 mois à 6 ans et sa maman. Cinq ans plus tard, la marque ouvre sa première boutique à Paris, dans le IIe arrondissement au 6, rue d’Amboise, grâce à une levée de fonds réalisée via Smartangels, une plateforme d’investissement participatif dans les PME. Les 361 000 euros récoltés auprès de 22 contributeurs avaient aussi permis le recrutement d’une personne pour s’occuper du magasin ainsi que la refonte du site. Et depuis deux saisons, la marque a opéré un tournant stratégique avec l’arrêt du bébé et du garçon pour se concentrer sur la fille de 2 à 12 ans, ainsi que la femme.
 
La collection automne-hiver 2018/19 de Blune - Blune

« Désormais, nous nous adressons à une bande de filles et nous avons retravaillé l’image et l’identité pour renforcer nos codes », explique Julie Delaissé, rencontrée au salon Who’s Next, où la marque présentait sa collection printemps-été 2019. Sur les produits s’affiche désormais une étiquette rectangulaire découpée en deux triangles noir et doré pour la femme, écru et doré pour la fillette. Un monogramme (le b de Blune) s’improvise aussi logo de la griffe, quand il ne s’appose pas sur les doublures des vêtements.
 
En termes de produits, les lignes, qui se sont agrandies, comptent 90 références pour la femme et 90 pour la fillette. « Nous avons diversifié les collections. Avant, nous travaillions principalement la maille, désormais nous faisons plus de flou, de broderie, de lin, qui apporte un côté féminin supplémentaire aux inspirations casual chic de départ », détaille Julie Delaissé. En parallèle, Blune a opéré une montée en gamme, avec des pièces coûtant désormais jusqu’à 200 euros.
 
Désormais, les collections de Blune se retrouvent dans 170 magasins multimarques répartis dans 20 pays à travers le monde. Le chiffre d’affaires des détaillants se réalise d’ailleurs pour moitié à l’international. En plus, Blune peut compter sur le digital comme relais de croissance. Alors que la marque n’a jamais entrepris de communication autour de son site Internet, il est source de 20 % des ventes. Pour autant, les fondatrices aimeraient effectuer une nouvelle levée de fonds (la troisième puisque une a été entreprise auprès de la famille et des amis en 2015) afin de travailler à sa refonte.

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