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3 févr. 2021
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BPIFrance sélectionne la prochaine promotion de l'accélérateur mode et luxe

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3 févr. 2021

Quel sera le profil des membres de la seconde promotion de l'accélérateur Mode et Luxe? BPIFrance a ouvert les candidatures à toutes les marques, prestataires et industriels évoluant dans les filières, pour peu que ceux-ci réalisent entre 2 et 20 millions d'euros de chiffre d'affaires, affichent trois années d'existence et comptent plus de dix salariés. Basé sur la volonté d'implication et de partage des dirigeants, le dispositif entend accompagner une trentaine de sociétés. Une visioconférence de présentation est prévue le 9 février. Dans la période complexe actuelle, les profils retenus seront annoncés le 24 mars.


Guillaume Mortelier - BPI France


"Nous avons légèrement élargi la taille d'entreprises concernées et maintenu le mix entre marques et façonniers qui a très bien fonctionné sur la première session, explique Guillaume Mortelier, directeur exécutif de BPIFrance en charge de la dynamique des différents accélérateurs. Nous n'avons pas de doute sur le vivier, cependant les entrepreneurs sont très pris par la situation économique et la participation à l'accélérateur leur demande du temps. Bien sûr, nous sommes dans une période d'incertitudes, mais c'est pour cela que nous avons repris le lancement des accélérateurs, même en digital. La consommation d'habillement a baissé, mais des entreprises résistent. Nous l'avons vu avec la mise en place de l'accélérateur tourisme, secteur encore peut-être plus malmené que l'habillement. Mais le redémarrage est pertinent, car certains se disent qu'il y a en cette période des opportunités à saisir".

Et le dirigeant de souligner que les entreprises passées par les accélérateurs affichent une moyenne de croissance de chiffre d'affaires supérieure de dix points à la moyenne du secteur. Une progression enregistrée par les membres de la première promotion lancée en octobre 2019 avec le soutien du Défi, de France Eclat et du CTC.

"Il est encore trop tôt pour mesurer cet impact. Il nous faut trois années de recul, avance Guillaume Mortelier. Mais nous avons pu constater que dans la crise qui est apparue en 2020, les dirigeants isolés étaient les plus exposés. Là, les dirigeants ont échangé, pu comparer leurs situations, partager sur leurs initiatives, cela créé une solidarité. Et, face à la crise la plupart ont su éviter de tomber dans une léthargie et maintenir des projets structurants".


La première promotion, avec son parrain Guillaume de Seynes, président du comité de filière mode et luxe, au centre - FNW



Ce premier groupe de sociétés qui ont bénéficié de cet outil d'accompagnement initié dans le cadre du Comité stratégique de filière mode et luxe avait fière allure. Parmi les 31 entreprises figurent des marques, des façonniers et des sous-traitants de la filière dont des acteurs comme 1083, Bonne Gueule, Modetrotter, mais aussi des profils comme Jack Gomme, Ines de la Fressange, Etudes Studio ou encore des sociétés comme Sophan, Belinac et les Etablissements Cambour. Après des premières rencontres, tous ont cependant été rattrapés par les impacts de la pandémie de Covid-19.

"Pour nous l'accélérateur est un produit intéressant, car il permet une croissance durable des entreprises qui participent, explique son dirigeant. Mais l'an passé nous avons dû transformer un programme orienté sur la croissance, vers des logiques de résilience et d'accélération du rebond. Nous avons dû nous aussi digitaliser les suivis et les échanges. Nous avons vécu deux phases. De mars à juin, nous avons dû nous structurer pour interagir, et surtout avancer avec les patrons d'entreprises pour ne pas abandonner les projets structurants et avancer sur la digitalisation. Puis à partir de juin, nous avons orienté les missions des consultants sur le rebond. Les entreprises devaient savoir dans quelle mesure faire évoluer leur business-model, si la part du digital avait énormément augmenté et si c'était durable. Comment augmenter la visibilité, les outils ... Quels étaient les principaux facteurs sur lesquels agir".

Dans cette période, les échanges entre DNVB et sociétés de mode au modèle plus traditionnel, mais aussi entre façonniers et donneurs d'ordres, permettent aussi aux pairs d'avancer et d'envisager de nouveaux points de vue.

Ce sont ces échanges et cette solidarité de filière qu'entend de nouveau impulser BPIFrance en recrutant sa nouvelle promotion. Pendant douze mois, les dirigeants seront ainsi accompagnés pour structurer leurs stratégies sur des thèmes aussi important que l'adaptation du modèle économique aux nouveaux modes de consommation, l'optimisation de la production via les outils digitaux, la prise en compte des impératifs écologiques et sociaux. Anticiper et maîtriser l’évolution de son modèle économique ou encore le développement des savoir-faire.

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