×
Traduit par
Marguerite Capelle
Publié le
9 févr. 2020
Temps de lecture
2 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Brandon Maxwell adulé au Musée d’Histoire Naturelle

Traduit par
Marguerite Capelle
Publié le
9 févr. 2020

Scènes d’adulation intense au défilé de mode de Brandon Maxwell samedi soir : des cris, des hurlements, des hourras et d’interminables vagues d’applaudissements tout au long du spectacle.
 

Brandon Maxwell - Automne-Hiver 2020 - Prêt-à-porter féminin - New York - Photo: FashionNetwork.com / Godfrey Deeny


Et il s’avère que d’authentiques pom-pom girls du Navarro College, personnages de la série documentaire à succès Cheers, étaient là pour donner l’impulsion de ces acclamations, et saluer de cris de joie pratiquement chaque silhouette présentée pour ce défilé au Musée d’Histoire Naturelle américain, sur Central Park West.

Les mannequins de Brandon Maxwell faisaient le tour des remarquables expositions du Bernard Family Hall des mammifères d’Amérique du Nord, avec Bella Hadid défilant devant une vitrine composée de quatre élans empaillés géants dans une brillante tenue de soirée associant smoking à col châle, soutien-gorge noir façon latex et pantalon masculin à paillettes argentées.

Brandon Maxwell est un créateur qui dispose d’une vaste palette : il est capable de couper des fourreaux classiques de déesses du cinéma pour enchaîner ensuite sur des vestes en cuir ceinturées à épaulettes que Claude Montana aurait applaudies. Mais son idée la plus exotique, c’était cette série de robes manteaux et vestes luisantes en nylon technique écailles de tortue.

Dans ce défilé mixte, il a également présenté toutes sortes de super fringues pour mecs, principalement des looks pour playboy de service : des blazers croisés en micro prince de Galles, ou des pardessus fringants dignes de Tamara de Lempicka.

Une bande-son brillante du DJ français Sébastien Perrin – qui semble partout en ce moment – comprenait des classiques dance et des ballades rock charmantes, comme « Girl Goin’ Nowhere » de Ashley McBryde, la chanteuse de country originaire d’Arkansas. Une sudiste comme Maxwell, qui est né au Texas.

Geste généreux, le programme de la marque dédiait ce défilé à « la mémoire d’Ed Filipowski », le publicitaire new-yorkais qui nous a quittés le mois dernier.


Brandon Maxwell - Automne-Hiver 2020 - Prêt-à-porter féminin - New York - Photo: FashionNetwork.com / Godfrey Deeny

 
De fait, Brandon Maxwell crée avec un savoir-faire infiniment supérieur à celui de tous ses contemporains américains. Ses vêtements respirent la sophistication. Trop souvent à New York, les jeunes créateurs passent de l’ascension à la chute en à peine cinq ans de popularité auprès des initiés. Mais pas Maxwell, qui semble destiné à rester, et avec une réelle puissance. Attendez-vous à entendre beaucoup parler de ce Texan.

En réalité, il faudrait vraiment que quelqu’un engage Brandon à Paris pour diriger une grande maison de Haute Couture. C’est vous dire à quel point il est bon.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com