Bruno Saint Hilaire en redressement judiciaire

C’est sur décision du tribunal de Toulouse que la marque de prêt-à-porter Bruno Saint Hilaire a été placée en redressement judiciaire début juillet, révèle le journal Les Echos. Un nouveau cap difficile pour la griffe tricolore née en 1973 qui a déjà connu un plan de sauvegarde de deux ans, achevé en 2012. Depuis 2017, la marque d'habillement pour homme et femme espérait repartir sur des bases solides, puisque le fonds Activa Capital, qui a détenu l’entreprise pendant près de dix ans, avait cédé ses parts aux dirigeants de Bruno Saint Hilaire, Fabrice Dorr et Vincent Lefebvre.
 
Bruno Saint Hilaire a été placé en redressement judiciaire - Bruno Saint Hilaire

Pour accroître son activité, Bruno Saint Hilaire avait fait, ces derniers mois, le pari du retail. En rachetant d’abord en décembre 2018 sept magasins de l’enseigne Voodoo, puis, en mars 2019, quatorze boutiques de Sym, les deux marques étant en redressement judiciaire.
 
« Nous avons ciblé des villes moyennes où nous ne sommes plus distribués depuis longtemps pour pallier une distribution multimarque de plus en plus difficile », expliquait alors Fabrice Dorr à FashionNetwork.com.
 
Pour la reprise des locaux commerciaux de Sym, la société Bruno Saint Hilaire s’était associée à E. Miroglio, son fournisseur de matières bulgare, qui avait récupéré 24 boutiques de la griffe de prêt-à-porter féminin afin d’y installer sa propre marque Dika en France.
 
Bruno Saint Hilaire dispose d’une quarantaine de magasins en France, de 600 détaillants au sein de l’Hexagone et revendique un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros en 2018. L’année précédente, il se portait à un peu plus de 16 millions d’euros et affichait une baisse de 2 % par rapport à 2016, selon nos informations.

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