COP21 : le secteur textile s'engage pour le climat

L'Union des industries textiles (UIT) et la Fédération de la maille et de la lingerie devaient signer mardi soir une « Charte d'engagement de la mode pour le climat », parrainée par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, à l'occasion de la COP21.

Le jean 1083

« L'industrie du textile et de l'habillement se situe au deuxième rang des activités économiques mondiales ayant le plus fort impact sur l'environnement, après l'industrie du pétrole, selon (l'ONG) Carbon Trust 2011 », rappelle l'association organisatrice, Universal Love.

« Conscients des dommages causés à l'environnement et de leurs conséquences sur le climat, les professionnels, mais également les citoyens, décident de s'engager pour minimiser l'incidence de leurs activités sur l'avenir de notre planète », indique cette charte en huit points, soutenue par L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Les signataires s'engagent notamment à « concevoir autant que possible des vêtements faits pour durer et pour renaître » et « utiliser au maximum des matières premières locales faiblement consommatrices d'eau et de pesticides ». Ils promettent de « privilégier par exemple le transport fluvial et la fabrication locale », d'« informer le consommateur sur les méthodes d'entretien de ses vêtements et textiles de maison », d'« oeuvrer au développement des filières de recyclage ».

Après la signature de la charte est prévu un défilé de quelque 70 modèles, d'une vingtaine de marques de mode françaises et internationales qui « conçoivent leurs collections dans le respect de l'environnement et de l'homme ».

En France, « on a encore du mal avec l'association des mots éthique et mode », commente Isabelle Quéhé, présidente de Universal Love, qui a organisé pendant dix ans les salons « Ethical Fashion Show » promouvant une « mode différente et engagée en Europe ». Mais elle espère voir ces réticences « disparaître, quand on aura bien prouvé que la mode responsable, c'est d'abord une mode qui est belle, et que la cerise sur le gâteau, c'est la façon dont elle a été produite ».

L'UIT réunit 850 entreprises. La Fédération de la maille et de la lingerie représente 22.000 salariés pour un chiffre global de plus de 4 milliards d'euros.

« La France est à la pointe pour les productions locales », dit Isabelle Quéhé, citant la marque 1083 qui fabrique dans l'Hexagone des jeans, proposés à partir de 89 euros. « Les choses bougent », juge-t-elle. « Les gens sont de mieux en mieux informés. Une marque qui produirait mal peut être dénoncée comme par exemple au moment du drame du Rana Plaza » au Bangladesh, dit-elle. « Aujourd'hui, on peut boycotter les marques beaucoup plus vite, et ces marques le savent. »

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