×
6 095
Fashion Jobs
Publicités
Par
AFP
Publié le
7 avr. 2009
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Carla classique, Michelle plus audacieuse : à chaque Première dame son style

Par
AFP
Publié le
7 avr. 2009

PARIS (AFP) - Michelle Obama et Carla Bruni-Sarkozy, qui se sont rencontrées vendredi 3 avril en marge du sommet de l'Otan à Strasbourg, incarnent des styles différents : une touche d'audace pour l'Américaine, une élégance plus classique pour la Française, estiment des professionnels de la mode.


Michelle Obama et Carla Bruni le 4 avril 2009 à Strasbourg - Photo : AFP

Les épouses des présidents Barack Obama et Nicolas Sarkozy "ont redonné un coup de projecteur sur le look" dans un monde politique qui manquait cruellement de glamour ces dernières années, se félicite Vincent Grégoire, directeur de la création au bureau de tendances Nelly Rodi, interrogé par l'AFP.

Michelle Obama et Carla Bruni-Sarkozy partagent un autre point commun: "la capacité de s'habiller avec des choses très simples", souligne Florence Müller, professeur à l'Institut Français de la Mode.

"Carla Bruni est capable d'être en jean, pull avec écharpe", c'est-à-dire d'adopter "un style extrêmement simple auquel beaucoup de femmes peuvent s'identifier". Quant à Michelle Obama, "elle a même revendiqué sa capacité à s'habiller avec des marques de très grande diffusion comme J Crew et Gap", ajoute Mme Müller. "C'est un phénomène nouveau pour des premières dames" et "un message très fort": elles montrent qu'"on peut être élégantes à très bon marché".

Selon elle, "la différence va se faire sur les tenues de représentation".

En optant pour des griffes françaises, notamment Dior, l'ex-mannequin Carla Bruni-Sarkozy choisit de "s'engager en faveur d'un groupe de luxe français (LVMH), de soutenir ainsi ses intérêts et son développement", estime Mme Müller. Elle "a une approche très française de la mode, qui est de promouvoir la création plutôt haut de gamme", renchérit Vincent Grégoire.

Pour Michelle Obama, "c'est complètement différent", souligne-t-il. "Elle ne met absolument pas de grandes marques, ni de vintage" (pièce d'exception ancienne), préférant "promouvoir une créativité, une originalité américaine issue de la diversité".

Michelle Obama soutient "des créateurs indépendants qu'elle choisit au coup de coeur", souligne Mme Müller. Isabel Toledo, styliste américaine d'origine cubaine qui a dessiné la robe fourreau or pâle et le manteau en brocart assorti de la cérémonie d'investiture, "se bat depuis 25 ans non pas pour survivre, mais presque, dans la mode commerciale américaine", souligne-t-elle.

Carla Bruni-Sarkozy a cependant porté récemment une robe signée Alexis Mabille, souvent considéré comme l'étoile montante de la mode française.

Les deux premières dames jouent "low profile toutes les deux", estime Vincent Grégoire.

Pour Mme Müller, Michelle Obama a trouvé "l'exact équilibre entre le respect de son statut de première dame" et la créativité.

De son côté, Carla Bruni-Sarkozy "essaie de jouer une espèce de nouvelle modestie" mais "ça finit par faire un peu hôtesse de l'air", estime M. Grégoire en évoquant les tenues grises qu'elle semble affectionner, comme vendredi à Strasbourg. "Comme elle a un physique pour porter des choses exceptionnelles, quand elle porte des choses relativement discrètes, simples, elle fait vite un peu classique mémé, elle ne prend aucun risque", regrette-t-il.

Michelle Obama a "une approche simple, un peu popote de la mode", comme "une mère de famille" qui "sait ce qui lui va et ce qui ne lui va pas". Mais "elle ose un peu plus, quitte à se planter", se félicite M. Grégoire. "De Carla, on attend qu'elle se lâche !", dit-il.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.