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Castex appelle les entreprises à signer "massivement" des accords pour protéger l'emploi

Publié le
14 sept. 2020
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Le Premier ministre Jean Castex a appelé lundi les entreprises à signer "massivement»", d'ici au 1er novembre, des accords d'activité partielle de longue durée pour protéger l'emploi, objectif "premier" du plan de relance.


Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, s'adressent à des salariés de l'usine Bic à Montévrain, en Seine-et-Marne, le 14 septembre 2020. - AFP



"Je vous engage à conclure massivement et très vite, d'ici au 1er novembre, des accords d'activité partielle de longue durée dans les branches et dans les entreprises", a déclaré le chef du gouvernement à l'adresse des entreprises, lors d'une visite de l'usine Bic à Montévrain, en Seine-et-Marne.

Si Etat consent "un effort historique inédit" avec ce plan de relance de 100 milliards d'euros, dont 35 milliards dédiés au "réarmement industriel" de la France, "tout cela ne fonctionnera qu'à une seule et unique condition: votre totale mobilisation", a ajouté Jean Castex.

"Ces accords permettent d'organiser la formation de vos équipes pendant les périodes de chômage" alors "il faut y aller (...) il faut s'engager, il faut négocier", a exhorté le Premier ministre, qui était accompagné de la ministre du Travail Elisabeth Borne, du ministre de l'Economie Bruno Le Maire et de la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

L'activité partielle de longue durée est un nouveau dispositif qui permet, sous réserve d'un accord d'entreprise ou de branche, de réduire le temps de travail d'au maximum 40% pendant une période de six à 24 mois. Plus avantageux que le chômage partiel classique, limité à six mois, il garantit 93% du salaire net.

Il restera en vigueur jusqu'à l'été 2022, et jusqu'à l'été 2021 aux conditions actuelles d'aide aux entreprises.

Selon le ministère du Travail, 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) ont été signés depuis mars, qui ont permis de préserver 50.000 emplois. Le taux de chômage devrait avoisiner les 9,5% de la population active fin 2020, selon l'Insee, principalement en raison d'une destruction de 715.000 emplois au premier semestre de l'année.

Une journée de mobilisation attendue le 17 septembre pour dénoncer un plan taillé pour les chefs d'entreprise, "sans condition ni contrepartie"

A l'appel de la CGT, rejointe par d'autres organisations syndicales (FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef et UNL), une journée d'action est prévue ce jeudi 17 septembre pour manifester contre les mesures jugées "régressives" du gouvernement.

Sur son site, la CGT écrit pour appeler à la mobilisation : "Le plan de relance de 100 milliards d'euros, annoncé en grande pompe, ne s'adresse qu'aux entreprises, qui pourront notamment bénéficier d'une exonération d’impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an et cela sans aucune condition ni contrepartie. A contrario, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux sont soumis à des contrôles toujours plus sévères."

"Si le gouvernement dispense sans compter pour relancer la machine à produire des profits, aucune mesure n'a été prise pour les milliers de travailleurs victimes de délocalisations et plans de licenciements (17 000 suppressions de poste chez Airbus, dont 5 000 en France, 4 600 chez Renault, 1 000 chez Sanofi…)", développe-t-elle.

AFP avec la rédaction

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