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25 nov. 2020
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Centres-villes: la crise remobilise les Français autour des commerces

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25 nov. 2020

Pour 34% des Français, le commerce reste la clef de la redynamisation des coeurs de villes, qu’elles soient petites ou moyennes. Mais la crise sanitaire semble avoir interrompu le retour observé du trafic dans ces centres-villes, selon une étude commanditée à Centre-Ville En Mouvement.


MG/FNW



Menée par CSA/Clear Channel auprès de 3.014 personnes, l’enquête interroge chaque année les Français sur leur fréquentation des centres-villes. La part de ceux s’y rendant de plus en plus fréquemment avait progressé depuis 2016 jusqu’à atteindre les 20% l’an passé, avant de retomber à 16%, cette année. La crise sanitaire fait grimper de 6 points, à 41%, la part de ceux indiquant se rendre de moins en moins dans les cœurs de ville.

Comme le redoutaient les commerçants indépendants, et notamment dans l’habillement, la fermeture répétée des commerces a donné un coup de frein notable aux efforts de redynamisation et de lutte contre la vacance commerciale des centres-bourgs. Et ceci alors même que les commerces constituent, pour les Français, la priorité numéro 1 pour la dynamisation de ces zones, avec désormais 34% des répondants, en hausse de 13 points sur un an. 

Néanmoins, pour Centre-Ville en Mouvement, la crise sanitaire a profité aux sites internet spécialisés, mais aussi aux petits commerces de proximité. Si 56% fréquentent ces derniers autant qu’avant, 44% ont fait évoluer leur pratique, en majorité au profit des commerces: 29% du panel déclare s'y rendre plus souvent. Pour 90% des répondants, se rendre dans ces commerces est “plutôt” ou “tout à fait” un acte citoyen.

Quel commerce pour les cœurs de ville ?



Le commerce est au final considéré comme largement prioritaire par rapport aux questions de sécurité (26%), stationnement (21%), cadre de vie (18%), propreté (15%), circulation (13%), transports en commun (13%) et rénovation (12%). Critères auxquels succèdent les espaces verts (9%), la “vie quartier” (9%), l’accès aux logements (9%), la vie culturelle et sportive (8%) et les actions envers les personnes fragiles (7%).


Centre-Ville en Mouvement



Parmi les acteurs les plus importants de la redynamisation, les commerces se retrouvent ainsi dans le trio de tête, entre élus d’un côté et simples citoyens de l’autre. Par ailleurs, 89% des répondants estiment que la modernisation du centre-ville doit être un objectif important ou prioritaire de leur maire (et 84% concernant le gouvernement lui-même).

Mais quels commerces, pour les centres-villes ? Au classement des dispositifs attendus, dominé par le commerce alimentaire, le commerce spécialisé n'arrive qu’en 9e place, avec 60% du panel, et seulement 5% en faisant leur première réponse. Ils sont par ailleurs 54% à souhaiter la présence d’artisans, dont 1% en faisant leur première demande.

La périphérie en ligne de mire



L’étude révèle, selon Centre-Ville en Mouvement, un “accueil très réservé” des Français quant aux zones commerciales périphériques. La moitié du panel estime que celles-ci doivent cesser de se développer. A cette moitié du panel s’ajoutent cependant 30% de répondants jugeant que ces zones devraient moins se développer. Une opinion qui atteint même 32% chez les hommes et 35% chez les CSP+. Ce qui rejoint en partie le constat des promoteurs eux-mêmes, qui prônent désormais surtout des rénovations et modernisations de ces ZAC existantes.


Centre-Ville en Mouvement



Mais le jugement des consommateurs concernant les commerces de périphérie montre également des opinions plus divergentes entre habitants de coeur de ville et habitants de villes périphériques. Si 22% des habitants de centres veulent un développement des commerces de périphéries, la proportion passe à 25% chez les habitants de ces périphéries. “Un constat logique puisqu’ils favorisent les grandes surfaces en périphérie pour tout type d’achat”, note l’étude.

Une disparité qui se traduit également dans la mobilisation du panel quant au dynamisme des centres-villes. Chez les habitants des centres-villes, 74% se disent assez ou beaucoup concernés par le problème. Si le chiffre est logiquement plus bas chez les habitants de périphérie, il n’en demeure pas moins au niveau élevé de 64%, non loin de la moyenne de 67% affichée par le panel. Démontrant un attachement profond des Français à la question, et ce quelque soit leur cadre de vie direct.

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