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10 mars 2020
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Chanel s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique

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10 mars 2020

Chanel affiche à son tour son engagement en termes de développement durable et d’urgence climatique. Contrairement aux autres groupes de luxe, qui ont fait de cet argument un thème récurrent et important de leur communication, la maison de luxe française, qui revendique avoir atteint la neutralité carbone dès 2019, n’avait jamais communiqué jusqu’ici de manière aussi claire sur ce thème. Elle le fait à l’occasion de la publication de son rapport "Chanel Mission 1.5°", qui détaille sa stratégie pour lutter contre le changement climatique.


La maison publie un rapport sur sa stratégie écodurable - Chanel


La griffe, qui a adhéré au "Fashion Pact" en septembre, a décidé de s’aligner sur les objectifs fixés par l’Accord de Paris pour le Climat de 2015, qui vise à limiter le réchauffement climatique moyen à 1.5° Celsius. Pour y parvenir, elle a défini quatre champs d’action : la réduction de son empreinte carbone ainsi que celle de sa chaîne d’approvisionnement, passer à l’électricité renouvelable, équilibrer ses émissions carbones résiduelles et financer des projets destinés à accélérer la transition vers un monde moins générateur de gaz à effet de serre.

Chanel s’engage en premier lieu à "réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre de toutes ses activités à l’horizon 2030, soit une réduction de 66 % par rapport à 2018 et par produit vendu, et dans le même temps réduire de 40 % par rapport à 2018 et par produit vendu, les émissions de sa chaîne d’approvisionnement". Cette mesure passera notamment par un sourcing qui se veut toujours plus responsable.

Pour atteindre cet objectif, la maison compte passer "à 100 % d’électricité renouvelable pour toutes ses activités en propre d’ici 2025", en équipant par exemple ses sites de panneaux solaires. L'idée est de faire passer la part d’origine renouvelable de sa consommation globale d’électricité, de 41 % en 2019 à 97 % dès 2021. Pour y arriver Chanel indique avoir "rejoint RE100, un réseau constitué de sociétés influentes qui s’engagent pour l’utilisation d’électricité renouvelable".

Reste les émissions carbone résiduelles. Tout en s’engageant à "décarboner ses opérations en propre et sa chaîne de valeur", Chanel va financer des projets afin de compenser son impact résiduel, "notamment en investissant dans des opérations de préservation du milieu naturel, tels que des projets de reforestation, ou de protection des mangroves et des tourbières."

Enfin, la maison de couture va financer aussi des projets d’adaptation aux changements climatiques "afin d’aider les communautés les plus fragiles à s’adapter aux conséquences des changements climatiques, l’objectif étant d’atténuer la vulnérabilité des petits exploitants agricoles et entrepreneurs, tout en développant des chaînes d’approvisionnement en matières premières résilientes, aussi bien à l’intérieur qu’au-delà de notre chaîne de valeur."

Le groupe investit également dans des start-up, via des prises de participations minoritaires. En juin 2019, il est ainsi entré au capital de la start-up de chimie Evolved by Nature, qui a développé une technique et une matière innovante baptisée "Activated Silk", une pure soie naturelle sous forme liquide. En décembre 2018, à travers sa société Chanel Parfums Beauté, le groupe a également pris une participation dans la start-up finlandaise Sulapac, qui a développé un nouveau matériau, recyclable en environnement industriel et totalement biodégradable en milieu marin.

A travers cette annonce, "Chanel s’engage très clairement sur la voie d’une économie à plus faibles émissions de carbone. Chanel Mission 1.5° s’ancre dans la vision à long terme qui est la nôtre, elle est l’expression de notre ambition à contribuer à ce défi majeur pour l’humanité entière, et à inscrire l’avenir de notre entreprise dans un monde plus durable", indique dans un communiqué Andrea d’Avack, le directeur international depuis cinq ans du développement durable du géant du luxe.

Et de rappeler que "le changement climatique est le plus grand défi de notre temps. Il requiert des actions urgentes pour en limiter les effets négatifs sur l’environnement, et instaurer de profonds changements."
 

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