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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
5 avr. 2022
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Christian Louboutin va présenter le chapitre II de son exposition "L’Exhibition[niste]" à Monaco

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
5 avr. 2022

Monaco va accueillir le deuxième volet de l’exposition ambitieuse consacrée à l’illustre chausseur parisien. Intitulée “L’Exhibition[niste], chapitre II“, elle marchera dans les pas de l’exposition mémorable de 2020 en hommage à Christian Louboutin. Cette dernière avait eu lieu au Palais de la Porte Dorée, dans le XIIe arrondissement parisien, mais avait été marquée par plusieurs fermetures causées par les confinements et restrictions de la pandémie. Cette deuxième édition monégasque se tiendra exclusivement pendant l’été : elle aura lieu au Grimaldi Forum du 9 juillet au 28 août.


L’exposition sera visible du 9juillet au 28août - Grimaldi Forum


“Le premier musée que j’ai visité à Paris est le Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie (renommé Musée national de l’Histoire de l’immigration en 2012, NDLR), situé à Porte Dorée, à deux pas de chez mes parents“, se remémorait Christian Louboutin la semaine dernière, lors d’une conférence de presse en petit comité. À cette époque, il était bien loin de se douter que l’établissement accueillerait une grande rétrospective qui lui serait dédiée. “Et la première fois que je suis allé dans le Sud avec mes parents, nous sommes allés au Musée Océanographique de Monaco“, raconte-t-il. “Monaco est un lieu étroitement lié à ma passion des poissons. Je les adore, avec leurs mouvements, leurs couleurs et leurs formes symétriques“.

Cet amour pour la Méditerranée vient s’ajouter à la relation privilégiée qu’entretient la maison de luxe avec la princesse Caroline de Monaco, l’une des premières clientes de Louboutin. “Au début, je la voyais comme ma bonne fée ; aujourd’hui c’est une amie“, sourit le créateur. La fille de Grace Kelly et Rainier III de Monaco est entrée pour la première fois dans sa boutique parisienne de la rue Jean-Jacques Rousseau en 1991.

“C’était ma première boutique. Nous avions ouvert il y a peu et on m’a appelé pour me dire que la princesse avait acheté plusieurs paires“, relate-t-il. À cette époque, les achats se payaient encore en francs. “Toutes les ventes comptaient et étaient consignées dans un petit carnet“, assure le créateur. Peu de temps après, un article de Heidi Lender pour W magazine citait la boutique comme l’un des lieux de prédilection de la famille royale monégasque. Tous les acheteurs des grands magasins nord-américains commencèrent alors à taper à la porte de Christian Louboutin. Encore aujourd’hui, Caroline de Monaco est l’une de ses clientes fidèles.

De quoi justifier, s’il en était besoin, le choix de la principauté pour cette deuxième partie de l’exposition. “Christian Louboutin, L’Exhibition[niste]” revient sur 30 ans de carrière avec Olivier Gabet à la commission d’exposition. “Aujourd’hui, la mode est vraiment reconnue comme une expression artistique dans sa totalité. Le dynamisme économique qu’elle représente rencontre un écho certain dans son traitement médiatique : elle redéfinit même une forme d’accès à la sphère culturelle“, argumente le directeur du Musée des Arts Décoratifs. “Pour de nombreux visiteurs, la mode représente une portée d’entrée au musée, surtout pour ceux qui visitent une exposition pour la première fois.“


Christian Louboutin & Allen Jones - @Allen_Jones_Studio_00663_FPO



Un caractère démocratique qui tient à cœur à Sylvie Biancheri, la directrice générale du Grimaldi Forum Monaco. Cet espace consacré à la culture a déjà accueilli plusieurs grandes expositions d’artistes de renom comme Giacometti, Monet ou Turner. “Nous voulons être populaires, pas élitistes“, revendique la directrice. L’exposition est financée par le gouvernement de la principauté ainsi que par les sponsors CMB Monaco, Mytheresa et Sotheby’s. “Nous ne sommes pas rentables, mais le gouvernement le comprend parfaitement. Nous voulons aussi être attractifs dans le secteur de la culture“, explique-t-elle. C’est ainsi qu’est née l’idée d’organiser un événement de courte durée pendant l’été, la haute saison touristique, qui conserve des prix attractifs pour ne pas décourager les jeunes et les tarifs : 6 euros en prévente en ligne et 11 euros au guichet. Les mineurs, eux, bénéficient de l’accès gratuit.

Avec une “scénographie spectaculaire“, cette exposition occupe plus de 2 000 mètres carrés et réserve une salle de 300 mètres carrés au “Musée Imaginaire“ du chausseur, où des objets de sa collection personnelle dialoguent avec des œuvres patrimoniales et artistiques des collections publiques et privées des musées monégasques. Amant de l’art et des ballets russes, Christian Louboutin multiplie les sources d’inspiration : les influences pop d’Andy Warhol, la photographie d’Helmut Newton et l’aquariophilie, déjà mentionnée précédemment.

Une salle entière de l’exposition sera consacrée à l’artiste britannique Allen Jones, pionnier du mouvement pop et dont l’étape créative la plus récente s’inscrit dans la digitalisation. Des œuvres d’André Derain, Oscar Niemeyer, Ernst Haeckel et Gilbert & George seront aussi visibles. Christian Louboutin, lui, sera le personnage principale de toute la première moitié de l’exposition, dédiée à ses inspirations et à son travail mis en scène. Plus de 300 créations de ce gourou de la chaussure pourront être admirées. “Des pièces de toute ma carrière seront exposées. Même si je ne conserve pas beaucoup de celles que j’ai imaginées durant les cinq premières années de ma carrière, j’ai pu en récupérer quelques-unes grâce à des clientes qui ont visité le premier volet de l’exposition et m’ont rappelé qu’elles avaient acheté des paires uniques“, s’émerveille Christian Louboutin, visiblement touché par les messages du livre d’or de l’exposition.

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