Côme met l’accent sur les pièces uniques

En quatre ans, Clémence et Matthieu Dru ont réussi à installer leur griffe poétique Côme dans le paysage du prêt-à-porter féminin. Leur succès doit beaucoup aux vestes en satin brodées à la demande. Forts de ce best-seller, la sœur et le frère ont décidé de pousser la personnalisation à l’extrême et de recentrer leur business model sur la fabrication de pièces uniques.


Les vestes brodées qui ont fait la renommée de Côme - Côme
 
En plus des vestes brodées (vendues 410 euros), Côme propose désormais des tee-shirts plus accessibles (dès 90 euros), des chemises ou encore des sweat-shirts à personnaliser directement sur le site Internet, qui a été retravaillé début 2018. Les broderies sont toutes effectuées au Sénégal, en partenariat avec l’Atelier des rêves, un projet mis en place par la marque permettant à des femmes en réinsertion de retrouver une activité professionnelle.

De plus, 20 % des bénéfices des vestes brodées sont reversées à l’Atelier des rêves. Une démarche qui a séduit l’actrice britannique engagée Emma Watson, fière propriétaire de deux modèles dont l’un sur lequel s’affichent en lettres blanches les mots "Girls just wanna have fundamental human rights", qu’elle a exposé sur son compte Instagram personnel lors de la dernière journée des droits des femmes.

Outre les vestes brodées qui représentent 50 % de son chiffre d’affaires, la marque a lancé un service de sur-mesure. « A titre d’exemple, beaucoup de nos clientes viennent chez Côme pour des mariages, qu’elles soient les mariées ou les invitées. Elles peuvent désormais demander nos robes classiques avec un décolleté, une longueur ou une couleur différente de celle disponible sur le site ou dans notre boutique showroom et atelier ouvert il y a un an rue Elzévir à Paris », développe Clémence Dru, la moitié créative du duo.
 
Et si la marque devrait accentuer par ce biais sa relation directe avec les consommateurs, Côme réalise 50 % de ses ventes via ses clients multimarques situés aussi bien en France qu’en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, à Dubaï ou en Corée du Sud. Pour continuer à travailler en bonne intelligence avec leurs distributeurs (le site 24 Sèvres, le Bon Marché, l'Exception, le 66 à Dubaï et Beyrouth...), Clémence et Matthieu Dru, qui ont appris à structurer leur business et leurs rythmes de collections en travaillant avec l’agence M&K et son showroom, ont pris le parti de proposer une ligne d’« atemporels ». Des pièces que les deux entrepreneurs ont identifié comme leurs meilleures réussites commerciales, achetées saison après saison par les clientes.


L'édition "Roman d'amour" - Côme
 
En parallèle, Côme dévoile tous les mois une nouvelle "édition" : « L’idée, c’est de proposer une histoire mensuelle autour d’un tissu. C’est le lieu rêvé pour développer des collaborations avec des artistes et tester de nouveaux modèles qui pourraient figurer parmi nos atemporels », explique Clémence Dru. Fabriquées en petites quantités, ces éditions à la durée de vie limitée (un mois) pourront être réassorties facilement grâce aux trois ateliers parisiens de la griffe, qui souhaite autant que possible limiter ses stocks et éviter ainsi le gâchis.
 
« Le but, ce n’est pas que l’on trouve les mêmes vêtements siglés Côme partout sur la planète. Comme nous avons arrêté de travailler avec l’agence M&K après la collection printemps-été 2018, nous vendons désormais en dehors du calendrier et nous échangeons vraiment avec les boutiques pour voir comment elles peuvent s’adapter à notre nouveau rythme », poursuit Matthieu Dru, en charge du développement de la marque. Au point de proposer aux acheteurs de personnaliser eux-mêmes les produits qu’ils distribueront dans leurs magasins, afin, encore une fois, de vendre aux clients finaux les pièces les plus uniques possibles.
 
 

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