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24 mars 2021
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Commerces: le ministre Alain Griset appelle à "tenir bon" et à se numériser

Publié le
24 mars 2021

Contraints pour la troisième fois de fermer leurs portes dans certaines régions, les commerces de mode, luxe et beauté durcissent le ton face à Bercy. Si des modifications à la liste des commerces autorisés sont sur la table, aucun assouplissement ne serait envisagé pour l'habillement. Secteur qui désormais attend des annonces quant aux aides liées aux stocks. C'est dans ce contexte qu'Alain Griset, ministre délégué aux PME, s'est entretenu le 22 mars avec FashionNetwork.com. L'occasion d'évoquer dans des termes choisis "l'abandon" ressenti par certains commerces, le rôle clef de la numérisation des détaillants face à la crise et les modalités du prochain déconfinement.


Alain Griset - Bercy


"Nous ne sommes pas dans un confinement", assène d'emblée le ministre, qui parle plutôt "de restrictions, comme le couvre-feu, visant à limiter les déplacements et la circulation des personnes pour réduire le taux d’incidence de la Covid-19". "Par ailleurs, un certain nombre de commerces sont à nouveau fermés. Nous allons comme au mois de novembre les indemniser de façon à ce qu’il n’y ait pas de conséquences financières", renchérit-il.

Situation qui n'empêche pas les dents de grincer du côté des acteurs de segments de produits spécifiques comme les articles de sport, ceux dédiés à l'enfant ou encore la puériculture, dont les rayons restent partiellement ouverts sur les réseaux alimentaires. "Nous sommes en train de regarder tous les sujets qui sont irritants, qui sont à la marge, et qui peuvent poser problème. L’objectif est d’affiner l’ensemble des décisions et d'atterrir sur une décision qui permette de se projeter dans un avenir serein", avance Alain Griset, pour qui la bataille essentielle doit rester la bataille sanitaire.

Les diverses fédérations professionnelles ont régulièrement depuis l'automne mis en avant des études démontrant la faible circulation du virus dans les commerces qui, par ailleurs, affichent avec insistance les précautions sanitaires instaurées. Des éléments que Bercy n'a jamais contestés selon le ministre, qui souligne que ces nouvelles fermetures visent avant tout à limiter les brassages de population lors des déplacements. Point qui ne convainc pas les commerces, qui notent que le commerce d'habillement peut se poursuivre sur les marchés, sur décision des préfets, là où un commerce ne peut pas vendre à l'étalage devant son point de vente.

"Je demande (aux commerces, ndlr) de tenir bon et de respecter les règles de fermeture", répond Alain Griset. "Nous demanderons au préfet de prendre les mesures nécessaires si cela n’est pas appliqué, mais mon souhait est de privilégier le dialogue et l’écoute."

Déconfinement, loyers et financement des stocks



Face au faible espoir de voir Bercy alléger les mesures liées aux commerces, comme ce fut le cas en fin de deuxième confinement, leurs regards se tournent déjà vers le futur déconfinement. Espérant qu'il les libèrera du même coup du couvre-feu. Un sujet sur lequel Bercy aurait dès la semaine passée lancé les échanges avec les instances représentatives des commerces. "Car, ce qui a changé depuis l’année dernière, c’est que nous avons les vaccins", rappelle le ministre. "C’est notre porte de sortie. Nous voyons bien qu’arrive une perspective de reprise économique."

Reste que se pose une nouvelle fois la question du paiement des loyers, qui avait crispé les relations entre enseignes et centres commerciaux l'an passé. Sans oublier le financement des stocks. "Concernant les loyers, comme le précisait ce matin (22 mars) Bruno Le Maire, les commerces fermés auront accès au fonds de solidarité", nous répond le ministre. "Pour ceux dont le chiffre d’affaires mensuel est supérieur à 1 million d’euros, ils pourront bénéficier du dispositif de prise en charge des coûts fixes, accessible à partir du 31 mars et qui couvrira 70% des charges fixes pour les entreprises de plus de 50 salariés et 90% de celles des entreprises de moins de 50 salariés."

Du côté des stocks qui se sont accumulés avec les confinements, Bercy travaillerait sur des crédits d’impôts, des compensations financières ou des soldes hors calendrier pour liquider. Point qui ne fait pas consensus parmi les fédérations, en particulier suite à la contre-performance des soldes de janvier, repoussés à la demande des indépendants. "Je ne pense pas que repousser les soldes était une erreur. Le fait que le résultat ait été mitigé n’est pas dû au report de dates, qui a permis à tout le monde de faire un mois de décembre correct", insiste Alain Griset.

C'est dans ce contexte que Bercy cherche cette fois, selon les fédérations, une solution qui ne paraîtrait pas avantager enseignes ou indépendants. "Le sujet des stocks est très complexe. Car tous les commerces n’ont pas le même modèle de gestion des stocks", estime Alain Griset. "Certains commandent un an avant, d’autres le font au moment des soldes … Il est donc complexe de trouver un modèle d’indemnisation qui réponde aux difficultés de tous les commerces. Nous menons un travail très fin pour trouver la bonne solution."

Accélérer la numérisation des commerces



En attendant les annonces prochaines concernant les stocks, les commerces s'attendent à nouveau à voir l'e-commerce profiter largement des fermetures administratives. Pour rappel, les ventes en ligne de biens ont augmenté de 29% en 2020, tandis que la part du web dans les ventes mode est passée de 15% à 21%. Si le commerce en ligne était déjà un sujet de crispation pour les commerces, la crise n'a évidemment rien arrangé. Avec toujours au cœur des critiques les grands sites étrangers échappant aux règles fiscales du commerce physique.

"La France est à la pointe pour travailler sur le plan fiscal. Nous avons initié la taxe Gafa, et aujourd’hui l’Europe et l’OCDE sont en passe de prendre le relais", veut rappeler Alain Griset. "Il y a aussi le sujet de l’égalité de traitement fiscal entre les recettes perçues par la vente sur internet par des acteurs étrangers et la vente en magasins. (…) Il faut gommer les différences de traitement entre acteurs économiques. Par ailleurs, le Premier ministre a demandé au Conseil économique et social un rapport qui m’a été remis il y a une quinzaine de jours. Je vais donc lancer dans les prochaines semaines des consultations sur l’avenir du commerce, mettre tous les acteurs autour de la table et regarder comment structurer une stratégie du commerce dans notre pays."

Reste que Bercy mise pour l'heure sur internet pour aider les commerces à passer la crise. Alain Griset fait même de la numérisation des entreprises une "question fondamentale" pour les TPE-PME, et rappelle que cet aspect a été intégré au Plan de relance pour un investissement de 120 millions d'euros. Son ministère s'est donné pour objectif d'accompagner en 2021 un million de structures de toutes tailles et localisations.

Les chambres consulaires (chambres de commerce, chambres des métiers et de l'artisanat) ont mené 10.000 diagnostics gratuits individualisés afin d’établir des plans d’actions. Démarche que Bercy entend maintenant démultiplier. En novembre, le ministère lançait en outre une aide de 500 euros pour soutenir la numérisation des entreprises fermées, aide qui va se prolonger jusqu'à fin juin. Un dispositif pour l'heure utilisé par 20.000 entreprises, pour une facture moyenne de 88 euros.

Des places de marché locales pour fédérer les petits commerçants



Reste donc à convaincre des commerçants parfois récalcitrants à l'idée de s'initier sur le tard à un nouveau métier. Et qui au-delà des coûts, comme le soulignent les fédérations d'indépendants, manquent parfois simplement de temps pour mener ce chantier en pleins déboires. "On a constaté au premier confinement que nous avions peu de TPE-PME vraiment intégrées dans cette stratégie de numérisation", déplore Alain Griset. "D’où cette nécessité, selon nous, de faire comprendre qu’il est inutile pour ces acteurs de combattre cette technologie, et qu’il faut au contraire s’en saisir et l’utiliser à son profit. Là encore, il y a plusieurs axes possibles. La numérisation peut faciliter l’écoulement des stocks, tout comme les relations avec les clients et l’Etat. C’est une porte d’entrée."
 
Parmi les aides à la numérisation figure également la volonté de voir se multiplier des marketplaces à portée locale. Les collectivités locales, qui peuvent déjà prétendre à 40.000 euros d'aides sur deux ans si elles emploient des managers de centre-ville, peuvent ainsi recevoir une aide de 20.000 euros pour développer leur place de marché. Si l'idée n'est pas nouvelle, la France avait là encore pris un certain retard dans le domaine. "Nous avons prévu un budget de 20 millions d’euros pour aider à développer ces marketplaces", précise Alain Griset. "Nous avons déjà quelques exemples qui sont extrêmement positifs comme à Angers ou à Nice. Et nous allons continuer avec Jacqueline Gourault (ministre de la Cohésion des territoires, ndlr) de sensibiliser les communes sur ce sujet, notamment grâce aux programmes Action cœur de ville et Petites Villes de demain."
 

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