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13 sept. 2006
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Conflit Fabio Lucci à Alès : reprise des négociations

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AFP
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13 sept. 2006

ALES, 13 sept 2006 (AFP) - De difficiles négociations ont repris entre une délégation de grévistes du magasin Fabio Lucci d'Alès (Gard), la CGT et un "consultant mandaté par la direction" de la chaîne de vêtements dont dépend ce magasin, en grève depuis 57 jours, a-t-on appris mercredi auprès de la CGT.


Des salariés en grève de la chaîne de vêtements "Fabio Lucci" occupent le magasin du groupe à Alès, le 25 août 2006 - Photo : Eric Cabanis/AFP

Les négociations "ont repris depuis mardi à la Bourse du Travail d'Alès, après la journée d'action lundi et se poursuivent aujourd'hui, mais elles achoppent sur la question de la transformation de CDD en CDI", a indiqué à l'AFP Olivier Bireaud, de la fédération CGT du Commerce et des Services.

La direction "propose de faire passer en CDI un CDD non-gréviste, c'est de la provocation", a-t-il expliqué.

La CGT avait appelé lundi à une journée d'action pour soutenir les grévistes d'Alès, qui s'est traduite par le blocage du siège social du groupe Vetura (magasins Gemo, Tati et Eram) à Pantin (Seine-Saint-Denis) et des distributions de tracts dans plusieurs magasins, selon ce syndicat.

Des négociations avaient commencé le 19 juillet et s'étaient poursuivies jusqu'au début août mais n'avaient pas repris ensuite. L'entreprise avait indiqué lundi soir qu'elle refusait "d'entamer les négociations sous la pression, l'intimidation et les menaces" pour un conflit "exclusivement local, limité au magasin d'Alès et qui doit donc être discuté localement".

Les salariés du magasin d'Alès sont en grève depuis le 10 juillet, à la suite de problèmes de climatisation et en raison de "mauvaises conditions de travail", selon eux.

Ils exigent aujourd'hui "l'installation d'une climatisation qui fonctionne durablement, le nettoyage du magasin par une entreprise de propreté, l'embauche en CDI de quatre salariés actuellement en CDD et 5 % d'augmentation" pour tous.

Le 24 août, le tribunal de grande instance d'Alès a ordonné l'expulsion des grévistes du magasin : une décision contestée en appel par ces derniers. Mardi, la cour d'appel de Nîmes qui a examiné l'affaire, a mis son arrêt en délibéré au 26 septembre.

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