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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
2 oct. 2022
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4 minutes
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Coperni fait le buzz grâce à une performance avec Bella Hadid

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
2 oct. 2022

La rue Saint-Martin était prise d’assaut vendredi soir, avec un trafic pratiquement arrêté aux alentours du Conservatoire des Arts et Métiers. Dans le brouhaha et la confusion, une foule hétéroclite s’y massait: photographes, journalistes, influenceurs, VIP, curieux de passage et fans espérant apercevoir des stars internationales. Coperni, la chouchoute des réseaux sociaux, fait partie des marques françaises les plus en vogue du moment.


Coperni - Printemps/été 2023 - Collection femme - Paris © PixelFormula - © PixelFormula


Dans la salle des Textiles du musée, le public commençait à s’impatienter après plus de 40 minutes d’attente. Il ne manquait plus qu’une invitée de marque: Kylie Jenner, vêtue pour l’occasion d’une mini-robe bleu électrique au décolleté plongeant et de lunettes de soleil futuristes. La petite dernière du clan Kardashian s’est offert la tournée des défilés pendant la Fashion Week parisienne et a notamment assisté aux présentations d’Acne Studios et Balmain. Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, eux, ont signé un défilé en forme d’hommage aux femmes fortes et puissantes. Mais la star ne se doutait pas un instant que sa présence ne serait plus qu’anecdotique une dizaine de minutes plus tard…

Avec son style sensuel et moderne habituel, Coperni réinterprète le costume masculin sous forme de vêtements hybrides, associant des vestes superposées ou intégrées au dos de robes ajustées résolument féminines. Des vestons boutonnés sont portés sur des marcels blancs, indispensables pour le printemps/été 2023. Des mini-robes asymétriques fendues sur le côté se parent de détails inspirés de pièces de lingerie, des ensembles noirs soulignés de touches fuchsia et bleu métallisé avec des épaulettes exagérées imitent des armures robotiques, des pantalons cargo à taille basse jouent la carte de la décontraction, tandis que des mini-shorts moulent étroitement les silhouettes des mannequins. Une série de looks pastel, décorés de petits cristaux brillants, rehaussent cette collection à la recherche d’une nouvelle féminité.


Coperni - Printemps/été 2023 - Collection femme - Paris © PixelFormula - © PixelFormula


Mais le plat de résistance est arrivé à la fin du défilé, avec une performance en direct devenue un phénomène viral en quelques minutes. Un moment qui aura rappelé aux initiés la collection printemps 1999 durant laquelle Alexander McQueen avait subjugué son public avec des robots peignant à l’aérosol un mannequin vêtu d’une robe blanche.

Vendredi soir, Coperni a réussi une double performance en confiant la scène à Bella Hadid, en état de grâce, apparaissant nue comme une toile vierge devant deux professionnels chargés de lui pulvériser un tissu en spray. L’action aura duré moins de 7 minutes, laissant bouche bée toute l’assistance. Évidemment, les vidéos n’ont pas tardé à affluer sur les réseaux.

Avec ce projet futuriste et visuellement très impressionnant, la marque a réaffirmé son esprit d’innovation en créant une robe en direct grâce à un tissu en spray développé par l’inventeur espagnol Manel Torres. Au contact du corps de la célèbre mannequin, le spray se solidifiait, créant une toile ajustée d’aspect similaire à celui du latex. Une autre femme est entrée en scène durant les dernières minutes pour peaufiner le look, réaliser une fente latérale et positionner les bretelles sur les épaules de Bella, sublimant son allure de sculpture hellénique.
 
“C’est un moment d’histoire de la mode“, commentaient les spécialistes dans les couloirs après le défilé. Les réseaux, eux, démultipliaient déjà les images de la performance. Défi relevé avec brio.

Hommage à Paris chez Vivienne Westwood



Quelques heures plus tard, samedi 1er octobre, c’est un autre défilé impatiemment attendu qui a eu lieu dans le Marais. La britannique Vivienne Westwood avait donné rendez-vous à ses fidèles au théâtre de la Gaîté Lyrique, où son mari Andreas Kronthaler, le directeur artistique de la maison, a rendu un hommage personnel à la capitale française.

“C’est la collection de mes rêves. Je ne pouvais pas l’expliquer à Vivienne, elle ne savait pas, je devais le faire. Je suis sorti de chez moi et j’ai cru que j’étais à Paris: quelque chose dans le ciel m’a fait réaliser à quel point je désirais y être“, explique le créateur autrichien. Fidèle au caractère théâtral de la marque, le casting mêlait des mannequins hommes et femmes juchés sur des chaussures à plateformes oversize, portant parfois des masques métallisés ou des bibis impossibles, marchant jusqu’à une plateforme circulaire où ils posaient devant les caméras.

Le style punk propre à Vivienne Westwood était décalé au moyen de références de style Renaissance, avec de grandes robes satinées à volants en tulle superposés, des corsets raffinés, des manches froncées ou des fleurs baroques. Les cols de chemise déchirés, les harnais, les pièces en maille et en crochet superposées ou la volumineuse robe en satin soyeux qui enveloppait un mannequin paraissaient sorti d’un film d’époque.

Parmi les matières employées, la griffe n’a fait fabriquer que des brocarts de soie de Stephen Walters. Le reste provenait de stocks dormants et de pièces d’occasion recyclées, renforçant l’aspect historique des looks. Un parti pris qui a su captiver le premier rang où siégeaient notamment les chanteuses Halsey et Doja Cat et la mannequin Coco Rocha. Sur le podium, les grands noms aussi étaient au rendez-vous : la russe Irina Shayk a ouvert le défilé, suivie de Bella Hadid, vêtue cette fois-ci d’un blazer blanc porté avec des gants de boxe.

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