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16 nov. 2020
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Cosmétique: trois marques françaises se lancent sur un marché en pleine mutation

Publié le
16 nov. 2020

Selon une étude du cabinet Astérès réalisée pour la fédération des entreprises de beauté FEBEA, le marché de la cosmétique française a vu son chiffre d’affaires reculer de 10% durant les six premiers mois de l’année, souffrant de la crise du coronavirus et du confinement. Et si le reconfinement ne devrait pas améliorer la situation du secteur, de nouveaux entrants continuent de s'implanter sur le marché avec des produits en phase avec les attentes des consommateurs. Des acheteurs qui plus que jamais semblent être à la recherche de produits aux formules saines et bons pour la planète, ou encore de produits ciblant leurs problématiques spécifiques. 

 

L'intelligence artificielle au service d'Abbi 

Et le sur-mesure, c’est justement le crédo d’Abbi, une nouvelle marque de soins pour la peau. Acronyme d’authenticité, beauté, bien-être et individualité, Abbi est née de l’imagination du couple Joanna et Frédéric Ifergan qui officient depuis plusieurs années dans le secteur de la cosmétique et qui depuis quatre ans, via leur société Apoticare se consacrent à la création et développement du concept de cosmétique sur-mesure dans le réseau parapharmacie et pharmacie.

Le principe ? En se basant sur l’intelligence artificielle, ils ont développé Skan My Skin. Cette application scanne le visage et analyse les points à améliorer afin de proposer un soin sur-mesure livré en 48h (de 69 à 79 euros les 30 ml), gravé au nom de son utilisateur. S’appuyant sur six bases et trois actifs additionnels au choix, ces soins, conçus à partir de formules naturelles et sans ingrédients controversés, sont livrés avec un sérum et une brume pour une routine complète.

"Nous avons souhaité que chacun ait un soin complet lors d’une commande: crème et sérum, classique mais pas complet. En effet, nous offrons la brume car c’est un soin essentiel pour le bien-être de notre peau à pulvériser plusieurs fois par jour, mais pour que ce geste simple entre dans le quotidien, il faut déjà que chacun(e) découvre les bénéfices sur sa peau. Le seul moyen de s’en assurer sans entacher le budget individuel, est de l’offrir", précise Joanna Ifergan biochimiste de formation.

L’intelligence artificielle pour une cosmétique sur-mesure



Côté distribution, la stratégie initiale reposait sur le déploiement de miroirs connectés à l’application Skan My Skin dans les réseaux spécialisés comme les pharmacies et parapharmacies, les spas, les parfumeries et les instituts de beauté. Des réseaux qui permettent à la fois d’assister les utilisateurs et d’être un point relais pour recevoir la crème sur-mesure. La crise sanitaire qui a contraint Abbi à reculer son lancement en raison de problèmes d’approvisionnement et de disponibilité des matières, a également modifié la stratégie de distribution. C'est ce qu'explique Joanna Ifergan: "Initialement, le concept devait être accessible, dans un premier temps uniquement via le miroir connecté dans les points de vente partenaires. Avec le confinement, Il nous ait apparu évident qu’il fallait ouvrir la possibilité aux utilisateurs d’accéder au concept directement s’ils le souhaitent via leur smartphone. C’est alors que nous avons accueilli notre partenaire et son arrivée nous a permis d’élargir la stratégie de distribution, et ce dès le lancement."

Lancé initialement sur fonds propres, Abbi, qui a fait entrer un investisseur pour l'accompagner notamment dans son développement à l'international, propose donc son test de peau Skan My Skin en WebApp sur smartphone et sur tous les supports Internet ainsi que sur le site Apoticare. 


Nettoyant visage en poudre Yodi


Pour développer sa marque de cosmétique Yodi Beauty, qui propose des produits de soins visage et cheveux en poudre, Hélène Azancot a de son côté fait appel à des subventions sur l’innovation, un financement bancaire et des fonds propres. "Il y a une dizaine d’années , je sentais déjà que les attentes de beauté, nos attentes en tant que consommateurs se déplaçaient sur un terrain nouveau: plus de transparence, de simplicité et l’envie de savoir ce que l’on mettait sur sa peau. Yodi est née des progrès de la science autour des actifs naturels et de notre envie de prendre soin de notre peau comme l’on prend soin de notre alimentation: avec plus de conscience. C’est ce que j’appelle la beauté consciente", explique celle qui a passé trente ans au sein du groupe L’Oréal avant de lancer sa propre griffe.
 
Aujourd’hui Yodi se décline en cinq produits poudre: deux shampoings et trois nettoyants visage pour les peaux sèches ou sensibles, pour les peaux en manque d’éclat ou pour celles à imperfections (20 euros). Des produits vendus dans un packaging en aluminium avec des étiquettes en cellulose de bois biodégradables et compostables, qui permettent environ 20 applications.

De la poudre et pas d’eau


 
"Le challenge a été de retirer 80% des formules des shampoings et des nettoyants classiques, c’est à dire enlever l’eau et donc de proposer des nouvelles textures en poudres avec des ingrédients doux pour le cuir chevelu et la peau et microbiome friendly: du PH proche de la peau, au prébiotique dans tous les produits, des parfums naturels sans allergènes avec une composition de moins de onze ingrédients, et des sucres, des protéines, des vitamines, des huiles naturelles …le tout sans conservateurs ", détaille Hélène Azancot qui vend aujourd’hui via son e-shop et dans un seul point de vente physique, Le Bar à boucles dans le IIIe arrondissement de Paris.
 
Comme Abbi, Yodi a vu son lancement repoussé à cause du premier confinement. "J’ai décidé de profiter de ce retard pour lancer Yodi sur une plateforme de crowdfunding qui promeut les projets à impact: Ulule. Ce pré-lancement nous a donné énormément de retours positifs sur la qualité des produits". En faisant appel au financement participatif, Yodi a dépassé de plus de 400% son objectif de 200 pré-commandes.
 
Pour Hélène Azancot, le futur la beauté rimera encore plus avec bien-être et santé. "Le soin est en train de se réinventer, l’hygiène va suivre. Le maquillage se redéfinit, demain ce sera le marché de la coloration qui va bouger. Nous avons changé tant de gestes dans notre quotidien alors pourquoi notre shampoing, notre soin sont-ils encore des gels, des crèmes et dans des packagings en plastiques... il y a beaucoup encore à inventer ", conclut-elle.

Des produits rechargeables pour la salle de bain 



C’est sans doute ce constat qui a poussé Aymeric Grange et Thomas Arnaudo à lancer 900.care, une marque de produits d’hygiène rechargeables. 900 étant le nombre de secondes que l'on passerait chaque matin et chaque soir dans sa salle de bain.  
 
"L'idée de 900.care nous est venue en regardant notre poubelle de salle de bain et en nous demandant comment il était possible qu'un si petit objet doive contenir autant d'objets en plastique jetable. Et nous avons eu une idée toute simple: plutôt que de jeter toutes ces bouteilles et tous ses flacons à chaque fois qu'on termine de les utiliser, pourquoi ne pas les rendre réutilisables ?", explique Aymeric Grange, qui a débuté sa carrière en conseil en stratégie auprès de grands groupes comme Boston Consulting Group. Aux côtés de Thomas Arnaudo, qui en est pour sa part à sa troisième création d’entreprise, il a donc cofondé 900.care, dont les produits, gel douche, dentifrice et déodorant, seront disponibles en décembre sur le e-shop du même nom.   
 
Au premier achat de produit l’utilisateur reçoit un flacon réutilisable qu’il conserve pour ses achats suivants. Des achats qui s’effectuent grâce à un système d’abonnement présenté comme pratique et flexible.


Les produits 900.care et leurs recharges


"Le développement produit a été particulièrement long et complexe pour plusieurs raisons. Tout d'abord, là où la plupart des marques de cosmétiques qui se lancent utilisent des formules 'sur étagère' qu'elles ajustent à la marge en changeant un parfum ou un ingrédient, nous sommes partis d'une feuille blanche avec notre laboratoire partenaire pour formuler tous nos produits (…) L'autre complexité est que nous avons fait le choix de faire designer et produire nos propres flacons réutilisables. Nous avons donc travaillé les formes avec Romain Lemahieu, un designer parisien, puis avons créé les flacons réutilisables avec deux partenaires industriels situés dans la région d'Oyonnax", indique Aymeric Grange. 
 
Côté produits, place aussi à l’innovation et au changement d’usage, comme le gel douche par exemple. "Un gel douche classique est composé à 80% d'eau.  Donc quand vous achetez un gel douche, vous achetez de l'eau que vous avez chez vous, et du plastique que vous allez jeter ! On a décidé de concentrer les 20% d'ingrédients actifs dans deux petits bâtonnets à dissoudre dans votre bouteille réutilisable. Il suffit de placer deux bâtonnets dans la bouteille, d'ajouter de l'eau, d'attendre six heures et c'est prêt, vous avez créé 240ml de gel douche !", détaille Aymeric Grange.
 
Le dentifrice se présente quant à lui sous une forme de pastille à croquer et le déodorant stick se clipse sur un étui à conserver. Ces produits sont pour l’instant disponibles en pré-commande sur Ullule ou sur KissKissBankBank, où plus de 58.000 préventes ont déjà été effectuées. En plus de son site en décembre, la marque devrait s'attaquer à la grande distribution courant 2021. 
  
Pour financer la recherche et le développement de ces produits, 900.care a levé des fonds auprès d’amis et de business angels.  Et même si ces campagnes de pré-commandes leur permettent de financer la première vague de production de nos produits, 900.care voit tout de même ses plans modifiés par la crise sanitaire du coronavirus.
 
"Le confinement, et le re-confinement, nous ont impactés et vont nous impacter à plusieurs niveaux. Tout d'abord, notre production a été un peu retardée. La livraison de nos pré-commandes était prévue pour le mois de novembre, mais les évènements actuels nous forcent à décaler à décembre. Cela impacte le timing de lancement de notre site web, que nous ne souhaitons pas ouvrir avant d'avoir livré nos pré-commandes. Enfin, en termes de communication, nous avions prévu des actions de grande envergure pour le lancement de notre site internet, qui risquent d'être compromises. Pour autant, l'hygiène est un secteur clé, et résilient et nous avons beaucoup de chance que notre projet fonctionne aussi bien même pendant cette période compliquée ", conclut Aymeric Grange, pour qui le renouveau sur le marché de la beauté viendra des petites marques et non des géants du secteur.
 
 
 
 
 
 
 

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