×
Par
AFP
Publié le
10 déc. 2020
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Cosmétiques: encore trop de substances "indésirables", estime 60 millions de consommateurs

Par
AFP
Publié le
10 déc. 2020

Les fabricants de produits cosmétiques doivent encore faire des efforts pour éviter d'utiliser certaines substances "indésirables" dans leurs formules et les remplacer par d'autres plus saines, estime jeudi le magazine 60 Millions de consommateurs.


Shuterstock/Orawan Pattarawimonchai


Les marques "ont encore des efforts à faire pour substituer des composés indésirables, irritants ou allergisants par d'autres, plus sains", indique la revue, qui analyse près de 160 produits d'hygiène ou de beauté, répartis en quatorze catégories, allant du gel douche au dentifrice, en passant par la crème hydratante et le fond de teint.

La revue éditée par l'Institut national de la consommation a "passé au crible" chaque substance présente dans la liste d'ingrédients de ces cosmétiques. Verdict: 50 articles de la sélection sont jugés sûrs et donc "à privilégier". "Moins d'un tiers de produits" sans substance problématique, "c'est toutefois trop peu!", estime 60 Millions de consommateurs.

A l'inverse, plus d'une trentaine de cosmétiques se trouvent dans la catégorie rouge, "à proscrire", car ils contiennent ce type de substances.

La majorité des articles évalués se retrouvent dans la catégorie "orange", intermédiaire. Elle contient les produits que les consommateurs peuvent utiliser "faute de mieux". Parmi eux, les cosmétiques "qui présentent cinq allergènes ou plus", souvent apportés par le parfum ou parfois par les agents lavants et les conservateurs.

Les gels et crèmes de douche sont majoritairement classés orange et rouge "car ils contiennent beaucoup trop d'allergènes et de tensioactifs irritants et polluants", explique la revue. Dentifrices, baumes à lèvres et crèmes pour le visage sont logés à la même enseigne. "Les sticks à lèvres contiennent étonnamment beaucoup de substances issus de la chimie du pétrole", a ajouté lors d'une conférence en ligne Sophie Coisne, coordinatrice du numéro.

"Mais ce sont les fonds de teint qui remportent la palme des produits problématiques: sept sur douze sont rouges!", souligne la revue. Ils contiennent notamment des "substances suspectées de perturber le système hormonal (BHT, filtre UV ethylhexyl méthoxycinnamate, etc.)".


Shutterstock



Autre point soulevé par le magazine: la présence d'ingrédients indésirables dans certaines catégories de produits dits naturels. "On a trouvé des substances allergisantes, des perturbateurs endocriniens suspectés" dans certaines formules de produits solides, comme les déodorants ou encore les shampoings solides, a relevé Sophie Coisne.

Concernant les produits qui se vendent en vrac, s'ils permettent "moins de gaspillage", ils présentent "un risque accru de contamination microbienne", tandis que "la traçabilité des produits n'est pas toujours optimale", a souligné Sylvie Metzelard, rédactrice en chef de 60 Millions de consommateurs.

La Fédération des entreprises de la beauté (Febea) a regretté la méthodologie employée par la revue. "Une fois de plus, l'objectif ici n'est pas tant d'informer que d'inquiéter le consommateur avec des notations peu lisibles et très anxiogènes. Par ailleurs, à aucun moment l'efficacité d'un produit n'est prise en compte. Cela ne me paraît pas être la bonne méthode", a réagi Patrick O'Quin, président de la fédération, cité dans un communiqué.


Paris, 10 déc 2020 (AFP)

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.