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12 oct. 2022
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Coût de l'énergie: les acteurs du commerce alertent sur un danger de faillites

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12 oct. 2022

La hausse du coût de l'énergie alourdissant leurs dépenses, les acteurs français du commerce tirent la sonnette d'alarme dans un communiqué publié mercredi par le Conseil du commerce de France (Cdcf), qui réunit une trentaine de fédérations du secteur (telles que Procos, la Fédération nationale de l'habillement, la Fédération française de la franchise, l'Union sport & cycle ou la Fédération du e-commerce et de la vente à distance).


Pixabay


Ce collectif dénonce les "prix exorbitants" affichés par les fournisseurs d'énergie dans les récents contrats soumis aux commerçants. Pour certains, les factures ont été multipliées par quatre, et "les prévisions à venir sur les prix sont très alarmistes puisque des coefficients x5 voire x15 sont déjà proposés".
 
Alors que les trois années passées ont pesé sur leur activité, et qu'ils n'ont pas tous retrouvé leur niveau d'avant-crise, les commerçants estiment que le coût en hausse de l'énergie "représente un danger vital", qui pourrait favoriser "des fermetures et des licenciements en nombre".

Sans la nommer, le Cdcf prend l'exemple d'une enseigne d'habillement qui pilote 150 magasins (dont 100 succursales) et réalise 60 millions de chiffre d'affaires annuel: "En 2022, les charges énergétiques représenteront entre 1,5 et 1,7 million d'euros en électricité et 500.000 euros en gaz, soit quatre fois plus qu'en 2021. Les projections pour 2023 laissent envisager une multiplication par 12 par rapport à 2021! L’entreprise a un niveau très faible de trésorerie en raison notamment du PGE à rembourser, son risque de faillite est au maximum", alerte l'organisation.
 
Dans ce contexte, le Cdcf se tourne vers le gouvernement pour qu'il "regarde la situation en face" et prenne des mesures pour aider le commerce. Un premier volet concerne la fixation du prix de l'énergie, et notamment la remontée du plafond de l'ARENH (à savoir l’accès aux fournisseurs alternatifs à un prix régulé à l’électricité nucléaire historique), le plafonnement du prix du marché sport ou encore la mise en place d'un tarif d'urgence en 2023.
 
Le second volet concerne des aides directes de l'Etat, qui peuvent partiellement compenser la hausse des coûts. Les commerçants demandent d'étendre l'aide déjà mise en place aux sociétés dont les charges énergétiques représentent 1% du chiffre d'affaires (contre un seuil de 3% actuellement en vigueur), et souhaitent qu'elle soit déplafonnée au-delà des 30% de surcoûts payés par l'entreprise.
 
Le Cdcf indique pour conclure qu'il a déjà présenté ces mesures aux ministres concernés il y a quelques semaines, mais n'a encore reçu aucune réponse. Selon Yves Audo, le président du Cdcf, il faut "aller très vite pour protéger les commerces les plus fragiles et éviter une catastrophe économique et sociale, qui se traduirait par la disparition en chaîne d’entreprises du commerce et de leurs fournisseurs".

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