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Publié le
13 janv. 2021
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Couvre-feu à 18h: quel impact pour les commerces de mode ?

Publié le
13 janv. 2021

Ce mercredi 13 janvier, le Conseil de Défense Sanitaire débattait de la possibilité de généraliser le couvre-feu débutant à 18h, déjà en vigueur dans 25 départements. Une possibilité qui inquiète fortement le commerce d’habillement. Notamment à l’approche des soldes, qui doivent durer quatre semaines à partir du 20 janvier.


Shutterstock


Selon les fédérations du retail d’habillement, l’activité menée après 18h générerait en moyenne 20% du chiffre d’affaires quotidien pour les enseignes, et entre 25 et 40% des ventes journalières pour les indépendants. Pour la plateforme omnicanale SoCloz, là où un couvre-feu à 20h génère une perte de 7 % de chiffre d'affaires d'affaires, une fermeture à 18h porterait les pertes à 15 %.

Le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC), indique que la tranche 17-18h représente d'ordinaire le pic d'affluence des espaces commerciaux, avec 10 % des ventes journalières, contre respectivement 9 % et 7 % pour les deux heures suivantes. "A noter que la région Grand Est, qui comprend la plupart des départements où le couvre-feu a été avancé à 18h depuis le 2 janvier, accuse une baisse de fréquentation de 6% supérieure à celle de la moyenne des autres régions", indique le CNCC. "Conséquences indirectes mais à garder en tête si le couvre-feu à 18h est généralisé : une diminution prévisible des achats en « click&collect » (...) et un report de la fréquentations sur les weekend".

La perspective d’un couvre-feu apporte ainsi un nouveau facteur d’anxiété aux différents canaux. Canaux qui connaissent un début d’année décevant, avec une activité tournant mollement du côté des enseignes, tandis que les indépendants observeraient des chutes de 30 à 50% de la fréquentation.

Mais comparer les chiffres avec le début 2020 s’avère cependant difficile. Car, l’an passé, les soldes avaient débuté le 8 janvier, tandis que l’édition 2021 à quant à elle été reportée au 20 janvier, pour laisser une chance aux commerçants d’écouler leurs stocks avant d’attaquer les rabais. “Mais la fréquentation montre bien que les gens n’attendent pas les soldes ou les promotions: ils attendent une décision du gouvernement”, pour Eric Mertz, président de la Fédération National de l’Habillement (indépendants).

Au-delà de l’impact d’un couvre-feu renforcé sur les ventes, se pose également la question d’un report des flux. “Ce que l’on ne sait pas du tout, c’est quel sera le comportement des clients”, explique Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du Commerce (grands magasins, enseignes mode/chaussure). “On ne sait pas s’il préférera venir à un autre moment de la journée, ou s’il essaiera de venir le week-end. Dans un cas comme dans l’autre, cela va densifier la fréquentation sur certaines plages horaires, ce que sanitairement parlant il faut éviter”.

Pour Eric Mertz, ce sont une nouvelle fois les périphéries, et en particulier les retails parks, qui profiteraient de ce couvre-feu à 18h. “En particulier dans les grandes villes et petites villes de moins de 20.000 habitants, quand les gens vont sortir du travail et qu’il n’y a ni restaurant ni bar, ils vont se dépêcher de rentrer chez eux”, pour le représentant. “Le report pourrait se faire sur le week-end et le midi, mais en privilégiant des zones périphériques où l’offre disponible est plus dense”.

Le couvre-feu, solution du “moins-pire” ?



Reste qu’un couvre-feu à 18h n’est pas la perspective qui inquiète le plus enseignes et indépendants. Chez les uns comme chez les autres, on garde en tête que le couvre-feu britannique s’était en trois jours transformé en confinement national. Si un troisième confinement français n’est dans l’immédiat pas évoqué pour la France, l’exécutif caresserait l’idée d’une solution intermédiaire: couvre-feu en semaine et confinement le week-end.

“Ce serait une catastrophe !” pour Eric Mertz. “Si on va par là, je pense que l’on arrivera très facilement à des préjudices dépassant les 50% du chiffre d’affaires. Mais sans que cela permette d’accéder aux mêmes aides qu'à celles accordées aux entreprises subissant des fermetures administratives”, s’alarme le représentant, qui voudrait voir certains commerces rejoindre la liste dite “S1”, qui définit les établissements les plus en difficultés suite à la crise sanitaire (à l’instar des hôtels et restaurants), avec des soutiens supplémentaires à la clef. “On en est d’ores-et-déjà au point où les PGE sont consommés, et où les indépendants ne savent pas comment financer la prochaine collection. Avec les dégâts que cela implique sur la filière textile en amont”.

Chez les enseignes, on redoute une annulation des soldes en cas de reconfinement. “Ce serait clairement le pire des scénarios, car cela signifierait une réouverture en février, dans une autre saison, explique Yohann Petiot. Les conséquences seraient alors encore pires qu’en novembre, car il faudrait encore gérer les stocks de la saison précédente”.

Le dimanche ouvert, complément logique du couvre-feu ?



Pour les enseignes, le couvre-feu serait donc la “moins pire” des solutions. Mais devrait au passage s’assortir d’une ouverture automatiquement autorisée des commerces les dimanches. Mesure qui permettrait de ne pas concentrer sur la seule journée du samedi, écourtée par le couvre-feu, l’ensemble des reports occasionnés par les fermetures anticipées en semaine. 

“Bercy s’est dit favorable à cette solution, mais c’est le ministère du Travail qui bloque, refusant l’idée que cela soit automatique, et demandant aux préfets de trancher”, explique Yohann Petiot. Si certaines préfectures comme celle du Nord refusent tout bonnement l’ouverture dominicale, une majorité auraient opté pour accorder les autorisations collectivement après une consultation préalable. 

Reste qu’une troisième voie a été choisie par un certain nombre de préfectures: celles-ci demandent aux commerces de réaliser des demandes individuelles. “Or, on est face à des gérants déjà surmenés, à qui on demande en un temps record de réaliser un accord collectif ou référendum en magasin” déplore à nouveau Yohann Petiot.




 

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