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18 mars 2021
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Cuir: le projet "Faire de Lance" veut rapprocher créateurs et fabricants

Publié le
18 mars 2021

La filière française du cuir a donné le coup d'envoi d'un nouvel outil, "Faire de Lance". Le dispositif entend accompagner les jeunes marques et créateurs dans leur prise de contact avec les fabricants de la filière cuir. Avec pour ambition de constituer progressivement un réseau professionnel à même de redynamiser l'activité industrielle Made in France, et de faire émerger une nouvelle génération de créatifs dans l'univers des peaux.


CNC


Avec pour instigateur le président de la Fédération Française de la Maroquinerie, Jean-Pierre Tolo, Faire de Lance est placé sous la direction de Catherine Fraisse, qui a précédemment opéré en tant que responsable sourcing et sous-traitance pour de grandes maisons de luxe en France et Italie. A l'heure où les instances fédérales indiquent recevoir chaque année près de 200 sollicitations de créateurs et marques en quête de fabricants, la responsable se fixe pour objectif de trouver des solutions à n'importe quels problèmes techniques rencontrés sur ces projets.

"Aujourd'hui, ceux qui créent des marques de chaussures et maroquinerie ne sont plus comme par le passé issu du sérail", explique ainsi Catherine Fraisse. "Nous avons donc des porteurs de projets qui parfois ne connaissent rien aux métiers du cuir, mais ont des idées de pièces et insufflent une nouvelle énergie à ce marché. Notre conviction est donc qu'il faut les aider à développement techniquement leurs projets. A les formater. Car ils se retrouvent sans cela face à des industriels qui ne comprennent pas le langage des créateurs".

Dans l'univers du cuir, les acteurs créatifs se heurtent en effet souvent à des industriels réticents à se lancer dans la conception de prototypes. Une phase coûteuse et chronophage, nécessitant fabrications de moules et outillages. Faire de Lance entend faciliter et optimiser les échanges à cette étape clé, ainsi que sur la suivante, à savoir la production de pré-séries. "Pour se lancer dans la maroquinerie, il faut une vingtaine de pièces, et 4-5 pointures pour la chaussure", explique Jean-Pierre Tolo. "Aider à ce niveau, c'est aussi apporter à nos industriels de nouveaux marchés portés par ces créateurs, et à développer de nouvelles activités Made in France".


CNC



Le chantier du projet Faire de Lance a initialement été lancé voilà 18 mois, réunissant autour de la table fédérations, grandes marques, spécialistes de l'accompagnement des créateurs et autres experts en formation. "Nous avons eu un réseau français de l'industrie de la maroquinerie et de la chaussure qui s'était progressivement refermé sur lui-même pour se protéger", explique Catherine Fraisse. "Aujourd'hui, nous pensons qu'il faut l'ouvrir et faire rayonner ce réseau auprès de créateurs qui se demandent ce qu'il est possible de faire fabriquer en France".

Faire de Lance peut s'appuyer en 2021 sur un budget établi à 160.000 euros, dont 130.000 euros apportés par le CTC (Comité Professionnel de Développement Cuir Chaussure Maroquinerie Ganterie), qui est financé par les acteurs. Auxquels s'ajoutent les apports directs des Fédérations Françaises de la Chaussure et de la Maroquinerie, ainsi que du Conseil National du Cuir, qui participent chacun à hauteur de 10.000 euros. En toute logique, le dispositif propose deux points d'accès: les locaux lyonnais du CTC (4 Rue Hermann Frenkel) et l'adresse parisienne d'Au-Dela du Cuir (64 Rue de Cléry), l'incubateur de la filière française du cuir, qui a déjà accompagné 79 TPE.
 

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