D’Estrée veut séduire à l'international avec ses chapeaux

Formée au Central Saint Martins College à Londres pendant quatre ans, Géraldine Guyot revient en France en 2014 et lance dans la foulée sa marque de chapeaux, baptisée D’Estrée.



« A l’époque, l’offre sur le chapeau était relativement réduite, dominée notamment par Borsalino et Maison Michel, et par le mass market proposant des produits plus bon marché, explique la créatrice. Il restait un créneau sur le luxe accessible et un positionnement nouveau à prendre entre art et mode. »

Fabriquant ses modèles à Paris, Géraldine Guyot mise, pour se différencier de la concurrence, sur la réduction de ses marges, internalise les finitions de ses productions et propose cinq formes (la casquette et la capeline arrivant l’hiver prochain) s’inspirant du monde de l’art en donnant à ses modèles des noms d’artistes, de designers ou de galeristes, ou en organisant ses présentations lors d’expositions d’art.

Vendus entre 290 et 380 euros (le modèle supérieur proposant un Fedora intégrant un ruban en bois réalisé par un ébéniste, les chapeaux « signature » portant le ruban bicolore), les chapeaux D’Estrée sont aujourd’hui distribués dans une cinquantaine de points de vente dans le monde, du Bon Marché et Printemps à Paris, en passant par KaDeVe en Allemagne, les Galeries Lafayette de Pékin ou chez Just One Eye, boutique mixant l’art aux accessoires et prêt-à-porter luxe à Los Angeles.

Visant le marché américain – « moins frileux que le marché français », explique la créatrice - et le marché asiatique (principalement au Japon, Chine et Corée), la marque devrait se concentrer dans les prochains mois sur son segment wholesale, une tâche que devrait gérer Laetitia Lumbroso (ex-directrice de collection pour Baby Dior), fraîchement associée à la marque.

Nouveauté enfin, la marque s’apprête à lancer sa première ligne de sacs, « une évidence pour une marque d’accessoires », selon Géraldine Guyot, et « l’occasion de s’ouvrir à davantage de créativité et de profiter du même réseau d’acheteurs que pour le chapeau ».

Deux modèles de sacs – dont un innovant dans la structure en proposant une manchette-bracelet à la place de l'anse classique – vendus 750 et 1 250 euros seront distribués à la rentrée en exclusivité au Printemps. 

Lancée sur fonds propres et soutenue par des investisseurs du cercle familial, la marque D'Estrée devrait à moyen terme lancer une recherche pour une possible levée de fonds.

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