Dawei séduit avec son élégance facile et sa touche ludique

Dawei a tous les atouts pour plaire aux boutiques en quête d’un produit créateur intelligent. Depuis sa création en septembre 2016 par Dawei Sun, cette jeune marque de prêt-à-porter féminin, sélectionnée à Designers Apartment (le showroom promu par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode), a engrangé une vingtaine de clients multimarques, confirmant ses potentialités d'une saison sur l'autre.

Pour l'hiver prochain, Dawei revisite le romantisme - DR

Avec ses vêtements urbains contemporains, tantôt sportifs, tantôt délicats, taillés avec grande maîtrise dans de beaux tissus italiens, Dawei affiche déjà une certaine maturité, comme en témoigne la collection pour l’automne-hiver 2018-19, avec ses jeux de volumes et de constructions à la fois simples et recherchés, où tout se mélange avec goût entre carreaux, rayures et autres imprimés.

Inspiré d’une certaine idée du romantisme, le vestiaire pour l’hiver prochain propose de grands manteaux redingote ou manteaux-peignoirs en tissu tapisserie, des impers ou vestes en polyester argenté, ou encore de fines chemises à col jabot.

D’autres modèles de top en seersucker plissé s’affichent en body se glissant sur la jupe et non en dessous ! Légèreté et humour ne sont jamais très loin chez Dawei, ainsi qu’une certaine fraîcheur. Ainsi, les minois des deux chats du studio viennent se camoufler entre les fleurs d’une robe en guipure, tandis que les détails de corseterie se mêlent à des pièces plus street.

Dawei Sun - DR

Né à Dalian, dans la province du Liaoning (nord de la Chine), Dawei Sun (36 ans) a étudié les Beaux-Arts, puis a intégré l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, où il s’est diplômé en 2005. Vite repéré, il remporte différents concours et commence à travailler pour Lolita Lempicka, puis Balenciaga et John Galliano.

En 2010, le créateur chinois, parisien d’adoption, lance et codirige avec Ling Liu, rencontrée à l’Ecole de la Chambre Syndicale, la marque de prêt-à-porter Belle Ninon, pensée pour une femme parisienne avec un côté sage un brin romantique. Dans la foulée, le duo est appelé à la direction artistique de Cacharel jusqu’en 2013.

Une fois l’expérience achevée, les deux relancent Belle Ninon jusqu’au départ de Ling Liu, repartie en Chine. Après une saison en solo, Dawei Sun met le label entre parenthèses pour lancer sa propre marque, plus en ligne avec sa personnalité, en la baptisant de son prénom, Dawei.

« Avec Dawei, il s’est senti plus libre. Son style a évolué avec une image plus jeune et dynamique. C’est un peu plus masculin et moins romantique », raconte Tiantian He (33 ans), qui a rejoint le styliste en 2016 pour l’épauler, après un passage chez Sonia Rykiel. Formée au management de la mode à l’IFM après avoir fait une école de commerce, la jeune femme est devenue le bras droit du créateur, s’occupant du développement du label, du commercial à la recherche des tissus.

Un look Dawei pour l'hiver 2018-19 - DR

« Dawei, c’est le mélange de trois univers : le côté urbain sportswear avec beaucoup d’énergie dans un esprit jeune avec une note amusante, un minimalisme à ma façon, c’est-à-dire chaleureux, et une touche romantique et poétique. Il y a aussi toujours un petit twist en plus dans des finitions ou détails particuliers qui ne se voient pas, le boutonnage, les coupes ou encore les jeux de rayures, volants et fentes », résume le styliste.

Ce dernier se partage entre son studio parisien, situé dans le très chic quartier Saint-Honoré, et la Chine, où est produite la collection, avec un atelier à Pékin qui permet le contrôle qualité sur place.

Dawei Sun accorde en particulier une grande importance aux matières. « J’adore visiter les showrooms des tisseurs, notamment italiens. Je travaille avec les fabricants pour créer les imprimés, les motifs des guipures, le jacquard. C’est un échange permanent », conclut le designer, qui a trouvé le juste équilibre avec un produit tout à la fois élégant, mais accessible et facile à porter.

Parmi les clients du label, le grand magasin de Hong Kong Lane Crawford ou encore Beams au Japon. Les prix en boutique vont de 70 euros pour un t-shirt à 400-500 euros pour les tops et les chemises, pour atteindre entre 700 et 900 euros pour les robes et jusqu’à 1 500 euros pour le manteau jacquard.

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