×
Publicités
Publié le
18 févr. 2013
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Défilés à Milan: sous le signe de la polémique

Publié le
18 févr. 2013

Du 20 au 26 février, la capitale lombarde accueille les grandes griffes du Made in Italy, qui présenteront 126 collections de prêt-à-porter féminin pour l’automne-hiver 2013/2014. Avec 71 défilés, dont 7 doubles, et 59 présentations, le marathon s’annonce intense. Le calendrier se retrouve à nouveau déployé sur six jours pleins (contre cinq lors de l’édition de septembre), la septième et dernière journée étant consacrée comme d’habitude aux tout jeunes designers soutenus par la Chambre de la Mode italienne.

Défilé Prada automne-hiver 2012/2013

C’est Gucci, parmi les grands noms, qui ouvre la danse le mercredi 20 février, suivi par Prada le jeudi 21, Versace le 22, Roberto Cavalli le 23, Dolce & Gabbana le 24 et Giorgio Armani le 25. La deuxième ligne de Versace, Versus, sort du programme optant pour d’autres formes de présentation, tandis que deux nouveaux noms font leur entrée dans le calendrier officiel: l’Italien Andrea Incontri qui défilera le premier jour (le 20) et le Chinois Wang Peiyi, qui clôturera la semaine, le 26 février.

Le calendrier proposé est en ligne avec celui des saisons passées. Pourtant, loin de faire l’unanimité, il se trouve une fois de plus au centre de vives polémiques. Alors que Milan continue de perdre du terrain face à Paris, le président de la Camera della Moda Mario Boselli déplore le manque de cohésion de la part des couturiers milanais et l’absence des institutions italiennes: "Lorsque Londres inaugure sa petite semaine dédiée à l’homme, elle parvient à faire déplacer pouvoirs publics et famille royale. Chez nous, les politiques sont totalement absents. Il faudrait un peu plus de patriotisme ! S’il veut défendre son patrimoine, notre pays doit s’engager davantage".

Mario Boselli dénonce également les difficultés à trouver un accord auprès de toutes les maisons autour d’un calendrier cohérent. "Chaque saison, nous sommes obligés de réinventer le calendrier ! Ce n’est pas possible. Nous devrions prendre exemple auprès des Français, dont le calendrier ne change pratiquement jamais. Ce qui permet à la presse et aux acheteurs de mieux s’organiser".

Une accusation contestée par de nombreux couturiers milanais, comme en témoigne la styliste Luisa Beccaria: "A chaque fois, nous faisons notre possible pour adhérer aux demandes de la Chambre de la mode, mais cette dernière nous place souvent devant le fait accompli, en nous changeant d’horaires sans nous en informer", fustige-t-elle.

Luisa Beccaria et sa fille Lucilla à la fin du défilé de février 2012

De fait, ce sont les petites marques qui se trouvent le plus souvent soumises aux changements imposés par les grandes maisons, comme cela était arrivé en septembre dernier lorsque Giorgio Armani avait anticipé son défilé d’un jour. Prises à parti, les griffes n’ont pas manqué de réagir. Ainsi Donatella Versace a lancé un appel à ses collègues il y a quelques jours: "Nous devons redonner un élan à Milan. Je souhaite organiser une rencontre avec Giorgio Armani, Miuccia Prada, Dolce & Gabbana, et Frida Giannini pour Gucci, afin que nous discutions et décidions ensemble d’une stratégie pour relancer le Made in Italy".

En dehors du calendrier, la semaine de la mode milanaise sera accompagnée de plusieurs temps forts entre événements, soirées spéciales et performances artistiques. Les yeux seront tournés notamment vers "Super", le tout nouveau salon consacré à la mode féminine organisé par Pitti Immagine et Fiera Milano du 23 au 25 février.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 FashionNetwork.com