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Publié le
2 mars 2008
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Défilés parisiens : Nina Ricci, Louis Vuitton et Chapurin

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AFP
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2 mars 2008

PARIS, 2 mars 2008 (AFP) - Défaites, parfaites ou tragiques : les créateurs de mode ont livré dimanche 2 mars des visions très contrastées des femmes dans leurs collections de prêt-à-porter pour l'hiver prochain, au dernier jour des défilés parisiens.


Nina Ricci collection automne-hiver 2008/2009
Photo : AFP

Chez Nina Ricci règne une certaine langueur, mais les filles cachent leur jeu. Elles déambulent en longues robes fermées jusqu'au cou et à manches longues, mais des décolletés plongent dans leurs reins, ou le dos de la première robe s'ouvre par un zip sur une seconde, suggérant l'effeuillage.

"Il y a un côté défait, un peu nonchalant", explique le styliste belge Olivier Theyskens. C'est "comme si les robes n'étaient pas fermées ou ramassées sur le devant, je trouve ça sensuel".

Il enveloppe les femmes dans des robes de mousseline, des cols lavallière, des écharpes de soie, des pantalons resserrés au-dessus de la cheville, des manteaux redingotes. L'automne est là, avec ses tons rouille, mousse, bronze, en nuances moirées, couleurs changeantes comme une lumière incertaine.

Soie, crêpe, vieux velours s'assemblent pour des silhouettes élancées, un peu floues dans leurs échappées de mousseline, mais disciplinées par la rigueur de vestes très construites.

Olivier Theyskens dit s'être référé "à des espèces d'époques nostalgiques anglaises, début des années 80, avec un rock un peu onirique, un peu imaginatif". En même temps, il y a un côté "très fille", souligne-t-il.


Louis Vuitton collection automne-hiver 2008/2009
Photo : AFP

Voir l'intégralité du défilé

Atmosphère radicalement différente chez Louis Vuitton. Marc Jacobs a dessiné des silhouettes de derviches tourneurs, en grosses jupes, larges et claires, vestes étroites, coiffes en spirale sur la tête.

Des cerceaux soulèvent les basques des vestes, des plis dans les jupes créent des volumes élargissant le bassin. Les pantalons larges sont coupés court sur des chaussures compensées, les ourlets des robes se soulèvent sur le côté, retenus par un noeud.

La palette des couleurs a la douceur de la lumière hivernale : crème, bleu ciel, jaune pâle, gris perle, beige...

Plutôt qu'à une période particulière, le créateur a expliqué à l'issue du défilé avoir surtout "pensé à la forme, une forme forte, graphique. Il y avait de nombreuses références probablement à de nombreuses périodes de l'histoire de la mode".

"C'était une vision de ce à quoi ressemblaient d'après moi les défilés de mode français" autrefois, a-t-il ajouté, avec "des filles très parfaites à l'allure stupéfiante".

Le Russe Igor Chapurin a voulu exprimer l'essence même de l'âme russe, à travers l'un de ses personnages les plus connus, Anna Karénine, l'héroïne du roman éponyme de Tolstoï.

Le show a commencé dans une certaine mauvaise humeur, bruyamment exprimée par les photographes agglutinés à l'extrémité du podium, las du retard accumulé.

Mais voici que la neige se met à tomber doucement sur des arbres nus, aux branches argentées brillant dans la nuit, et que surgit une silhouette de femme --jupe noire, haut très structuré, dos comme une cape.

La femme Chapurin a les jambes longues en fuseau et escarpins, et aime la fourrure déclinée en opulent manteau, veste sans manche, courte robe à capuchon ou en cache-épaules.

Une longue robe noire dont la traîne se gonfle comme une voile est saluée par des applaudissements. Soudain une locomotive ronfle et crache de la fumée. Anna Karénine se précipite vers la mort et disparaît.

Par Dominique SCHROEDER

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