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26 févr. 2007
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Défilés parisiens : un hiver menaçant, austère ou douillet

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AFP
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26 févr. 2007

PARIS, 26 fév 2007 (AFP) - L'hiver est lourd de menaces chez la styliste turque Ece Ege et la Russe Alena Akhmadullina : la première a proposé lundi 26 février des vêtements protecteurs pour héroïne de manga après l'apocalypse, la seconde des tenues d'amazone ayant puisé dans le vestiaire de son homme parti au front. Chez Maison Martin Margiela, l'heure est à l'austérité tandis qu'Isabel Marant privilégie un confort sans prétention.


Un mannequin présente le modèle de la couturière russe Alena Akhmadoullina "Prolétariat volant", le 26 février à Paris - Photo : François Guillot/AFP

Ces stylistes présentaient leur collection de prêt-à-porter féminin pour l'automne-hiver prochain, dans le cadre de la semaine de la mode parisienne.

Chez Dice Kayek, Ece Ege fait la part belle au cuir qui se décline en courtes robes noires, en longs gants et mitaines, en cuissardes. Des clous, des écailles argentées, des pierres, des cristaux forment des carapaces protectrices sur les épaules.

Les robes courtes arborent des manches courtes rigides comme des coques, des cols droits montants, des épaules marquées, et s'accompagnent d'un manteau dont le vison gris accueille des incrustations de pierres. Une cape de python noir se porte avec des leggings, les manches kimono d'une veste sont à moitié cousues pour servir de sacs.

"C'est une collection de protection, avec beaucoup de cuir", qui se situe après "l'apocalypse", explique la créatrice à l'AFP. "C'est la fin de quelque chose qui va ouvrir la porte d'une nouvelle ère (...) C'est très animal aussi, avec le retour de choses naturelles", ajoute-t-elle en soulignant l'usage du cuir, de la soie, de la fourrure, au côté du néoprène.


La couturière russe Alena Akhmadoullina le 26 février à Paris
Photo : François Guillot/AFP

Chez Alena Akhmadullina, l'allure est martiale en parka kaki, blouson de fourrure avec empiècements de cuir ou blouson d'aviateur, pantalons resserrés sur la cheville, à zips sur les mollets, à taille élastiquée, à multiples poches.


Créations de la couturière russe Alena Akhmadoullina le 26 février à Paris
Photo : François Guillot/AFP

Coiffées de perruques de garçonnes, en chemises, robes ou manteau de cuir, les femmes marchent d'un pas décidé aux accents de musiques militaires. Elles arborent des clous, des étoiles, des médailles, des cols et des épaulettes en fourrure, des motifs en relief. Leurs jupes comme leurs robes sont droites et strictes, leur pantalon se glisse parfois dans de hautes bottes.


Créations de la couturière russe Alena Akhmadoullina le 26 février à Paris
Photo : François Guillot/AFP

Cette femme est capable de "prendre des décisions fortes. C'est une fille qui n'est pas seulement en train de lutter mais vraiment de gagner, pas seulement dans la vie quotidienne mais pour son pays", explique la créatrice à l'issue du défilé. "Elle est amoureuse d'un héros qui d'une certaine manière protège le pays au front, à la guerre, et pendant qu'elle l'attend, elle porte des pièces de sa garde-robe, elle essaie de vivre un peu sa vie".


Un mannequin présente une création de Maison Martin Margiela, le 26 février à Paris - Photo : Pierre Verdy/AFP

Chez Maison Martin Margiela, les carapaces protectrices cèdent la place aux armatures qui permettent d'élargir la carrure, avec des épaules pointues et surdimensionnées rappelant les années 80, sur des jambes fuselées dans des leggings ou un corps longiligne moulé dans le cuir.


Un mannequin présente une création de Maison Martin Margiela, le 26 février à Paris - Photo : Pierre Verdy/AFP

En dépit de l'usage de rose, vert, jaune fluos en plus du noir et du blanc, la silhouette est austère, presque inquiétante. Des jupes ou vestes en espèce de lanières apportent légèreté et mouvement. De sévères capes droites accompagnent des leggings noirs luisants ou rose fuschia, des vestes en boudins argentés, à paillettes ou en fausse fourrure fluo, cassent le caractère longiligne de la silhouette.


Un mannequin présente une création d'Isabel Marant le 26 février à Paris - Photo : François Guillot/AFP

A l'opposé de ces silhouettes très structurées, Isabel Marant propose un vestiaire tout en souplesse. L'hiver sera confortable en leggings de mousseline, parka à col de renard, petit paletot de laine tricotée au point mousse, courte jupe de lainage, robe ou chemise de velours côtelé tabac boutonnée dans le dos.

Par Dominique SCHROEDER

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