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Publié le
1 mars 2007
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Défilés parisiens : Yves Saint Laurent, Emanuel Ungaro, Chisato, Léonard, Céline

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1 mars 2007

PARIS, 1 mars 2007 (AFP) - Les femmes ont joué jeudi 1er mars les oiseaux de nuit chez Emanuel Ungaro tandis qu'elles se voulaient à la fois "bourgeoises et sauvages" chez Céline, selon les collections de prêt-à-porter pour l'automne-hiver prochain présentées à Paris.


Créations de Stefano Pilati pour Yves Saint Laurent, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : Pierre Verdy/AFP

Stefano Pilati de son côté voit l'hiver en gris flanelle et cagoules moulant la tête. Il a proposé pour Yves Saint Laurent un vestiaire de courtes robes housses ou droites, sur mules à hauts talons, et d'amples vestes à larges manches effaçant les épaules.

Il a aussi imaginé de courtes robes droites qui semblent réalisées en rubans tressés dorés ou noirs, avec cagoule assortie, une robe-smoking qui se porte avec mules et cagoule en crocodile, une robe pull dont le col s'élargit en capuchon. Une robe verte d'aspect gaufré s'accompagne d'une capuche indépendante en maille assortie, un tailleur noir, brillant et froissé, se porte avec de longs gants en crocodile.


Un mannequin présente une création d'Emanuel Ungaro, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : Pierre Verdy/AFP

Chez Emanuel Ungaro, les femmes jouent les oiseaux de nuit, en robes T-shirts brodées de paillettes et de cristaux, en micro-robes décolletées jusqu'aux reins ou en sensuelles jupes ultra-moulantes. Elles aiment tout ce qui brille, version or, argent, noir, rouge pour une robe entière ou un motif "bouche" sur paillettes noires.


Un mannequin présente une création d'Emanuel Ungaro, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : Pierre Verdy/AFP

Elles se blottissent dans des manteaux boule, s'enfouissent sans scrupules dans de voluptueux manteaux de fourrure, portent crânement des T-shirts ou une cape en vison brodée de paillettes.


Un mannequin présente une création d'Emanuel Ungaro, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : Pierre Verdy/AFP

Mais sportives autant que night-clubbeuses, elles troquent souvent le caban de renard pour une volumineuse doudoune de nylon noir, un micro-perfecto de cuir noir, et abandonnent la mini-robe pour un fuseau noir en cachemire et soie ou un pantalon moulant et renforcé de motard.


Un mannequin présente une création de Tsumori Chisato, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : François Guillot/AFP

Brillance aussi chez la Japonaise Tsumori Chisato, mais sur un mode infiniment plus discret. La styliste a imaginé pour l'hiver un vestiaire chatoyant, en pyjamas de soie, tuniques or et noir, courts et fluides pantalons d'aspect satin, qui évoquent un Orient des temps anciens.


Un mannequin présente une création de Tsumori Chisato, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : François Guillot/AFP

Une courte et ample veste matelassée or est délicatement brodée d'un dragon, une longue robe soyeuse rappelle une peinture ancienne, avec son paysage peuplé de singes, de chevaux, de personnages. Pour se réchauffer, on pourra jeter sur ses épaules une grande cape brune à carreaux, comme une houppelande, enfiler un pull tunique à triple col roulé. La styliste multiplie les patchworks qu'elle rebrode parfois de paillettes.


Un mannequin présente une création de Tsumori Chisato, le 1er mars 2007 à Paris - Photo : François Guillot/AFP

Chez Léonard, Véronique Leroy a également opté pour une certaine douceur, avec une majorité de pièces aux tons sourds (beige, marron, marine, kaki, gris..) même si elle propose aussi quelques robes à dominante de rose éclatant. La créatrice dynamise le style maison notamment avec des collants de jersey imprimés et des empiècements de cuir métallisés.


Un mannequin présente une création de la styliste croate Ivana Omazic pour Céline à Paris, le 1er mars 2007
Photo : François Guillot/AFP

Loin de ces univers, Ivana Omazic pour Céline a mis en scène des femmes sanglées dans des tailleurs et des trenchs, moulées dans des jupes droites. Mais elle les souhaite à la fois "bourgeoises et sauvages, drôles et fantaisistes".


Un mannequin présente une création de la styliste croate Ivana Omazic pour Céline à Paris, le 1er mars 2007
Photo : François Guillot/AFP

Ces femmes très déterminées arborent donc des jupes de poney imprimées tigre, oublient le trench mastic ou beige pour sa version vert pomme, portent leurs boots avec une robe de mousseline noire, un gilet de fourrure sur une chemise blanche, un manteau de crocodile dégradé. Elles se coiffent de casquettes fermant sous le menton et renoncent rarement à leurs courts gants de cuir.

Quelques T-shirts à paillettes et robes imprimées de motifs flous de fleurs multicolores égaient une allure plutôt sévère.

Par Dominique SCHROEDER

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