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Défilés printemps-été 2010 : du cuir, de l'or et des diamants

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AFP
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1 oct. 2009

PARIS, 1 oct 2009 (AFP) - Le cuir chez Balenciaga, la cote de maille dorée chez Balmain, les cristaux chez Manish Arora ont dessiné jeudi 1er octobre des silhouettes d'une féminité pleine d'assurance, au deuxième jour des défilés de prêt-à-porter féminin pour l'été prochain.


Manish Arora printemps-été 2010

Comme en contrepoint, le styliste britannique Peter Copping, dont c'était la première collection pour Nina Ricci, a livré un vestiaire romantique et délicat, dont les roses et autres teintes pâles, ou les dentelles évoquent la lingerie.

Les fins leggings, les twin-sets en soie, les robes courtes et transparentes comme des nuisettes, les jupes à volants en crêpe de soie, les noeuds et les ruchés devraient séduire les jeunes filles en fleur.

La collection, présentée devant quelque 80 personnes dans l'intimités des salons de la maison, a été très applaudie.

Chez Balenciaga, le styliste Nicolas Ghesquière fait la part belle au cuir travaillé notamment en blouson à grand capuchon, en pantalon moulant mais aussi en bandes quadrillant de manière irrégulière un top de mousseline.

"C'est la première fois qu'on travaille autant le cuir" qui est notamment utilisé tricoté, puis "comme des aplats de couleurs", dit le créateur.

Ses femmes en bottines arborent aussi des mini-jupes à plis plats ou de courtes robes droites à grand zip doré et empiècements de couleur vive (orange, bleu vif). La couleur surgit aussi comme des coups de pinceau sur des pantalons toujours étroits.

"C'est une collection très graphique, probablement la plus graphique qu'on ait jamais faite", souligne Nicolas Ghesquière. "J'étais intéressé par l'idée d'une silhouette très construite et très déconstruite en même temps, de mélanger la rigidité et la fluidité", ajoute-t-il.

Outre Catherine Deneuve, la collection a enthousiasmé l'ex-journaliste Elisabeth Quin qui vient d'être nommée chargée de mission pour la mode auprès du ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

"Il y a un travail sur les textures étonnant (...), une espèce de mélange d'ultra-modernité, presque futuriste, et en même temps quelque chose de rustique dans la manière dont il travaille le marron, le blanc, les zébrures", dit-elle. Ces femmes "sont des guerrières, des petites filles, ultra-féminines".

Chez Balmain aussi, ce sont des séductrices conquérantes qui s'élancent sous le lustre monumental d'un palace. Redingotes aux épaulettes à franges ou à paillettes, vestes d'officiers, T-shirts en cote de maille dorée et lacérée, mini-shorts déchirés, micro-robes moulantes à la taille marquée par une large ceinture en cuir, pantalons et jupes en lamé or ou argent, ces femmes n'ont peur de rien et ont roulé leur bosse.

"C'est très militaire", admet le styliste Christophe Decarnin. Mais il y a aussi "un côté Tina Turner dans Mad Max", un côté "tout déchiré, troué, qui a vécu", avec du cuir teint, du métal. "Fantastique !", a lâché la chanteuse Rihanna.

Chez l'Indien Manish Arora, le strass brille de mille feux dans une collection moins colorée et joyeusement naïve que les précédentes, inspirée par les figures géométriques, les illusions d'optique et l'allure des années 1980.

Les cristaux s'imposent notamment en espèce de harnais sur des robes moulantes et illuminent des silhouettes souvent déclinées dans des nuances de gris.

Des coques redessinent les épaules, les tops se brodent de paillettes et les pantalons de pastilles de nacre en dégradé de gris. Des chaînes dorées tombent en cascade sur des robes noires brodées or et rouge. Des pastilles rose vif se multiplient sur une robe grise, pour un effet "pixel".

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