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25 nov. 2020
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Deisme: la nouvelle marque de Delphine Delafon

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25 nov. 2020

Enchaînant les missions de consulting dans le domaine de la mode et de la maroquinerie depuis la liquidation de sa marque voilà trois ans, Delphine Delafon revient sur le devant de la scène avec un nouveau projet soutenu par trois associés. "L’expérience de ma marque éponyme m’a beaucoup appris, confie-t-elle à Fashion Network.com. J’ai tout perdu au moment de la liquidation et son rachat a été vécu comme un poignard dans le dos. Pour autant, mon nom sans moi n’a pas tenu très longtemps et aujourd’hui je suis soulagée".


Delphine Delafon et l'un des modèles de Deisme, sa nouvelle marque.

 
Mais pour Delphine Delafon, touche-à-tout et créatrice dans l’âme, impossible de résister à l’offre que l’on vient lui proposer fin 2019. "J’adore la liberté que l’entrepreneuriat procure, c’est comme un virus: s’entourer, construire, faire les équipes … Je n’ai pas hésité une seconde quand on est venu me chercher pour prendre une participation dans un projet de nouvelle marque et pour dessiner celle-ci !", sourit-elle. Si le nom des deux hommes reste confidentiel, Delphine Delafon est entourée dans ce projet par Doris Pang, qui tient le rôle de directrice commerciale. Reconnue dans l’univers de la maroquinerie, celle-ci a épaulé Jérôme Dreyfuss pendant plus de 11 ans en tant que responsable du développement international de la griffe et du commercial. Une pointure pour un nouveau nom plein d'avenir.
 
"Son expérience est un atout pour le commercial, le plan de collection et la partie prix, explique la créatrice. Ensemble nous avons élaboré la façon de diffuser Deisme dans un monde où la façon de vendre a été chamboulée". Avec son image de femme bourgeoise vivant dans un quartier populaire de Paris, la femme qui porte Deisme casse les codes et brouille les pistes. "À l’image du nom qui commence par un D, comme mes initiales, j’aime le côté philosophique de celui-ci, ça questionne, c’est aussi comme une provocation par rapport à l’univers de la maroquinerie qui peut sembler frivole ou léger, c’est également une croyance entre-deux qui n’est pas très éloignée de ce que je pense", poursuit t-elle.


Cabas Madre de Dios, Deisme

 
Alors que l’ex-marque éponyme avait fait sienne les peaux exotiques et les petits volumes, Deisme est dans la sobriété privilégiant les cuirs souples au toucher comme l’agneau et la chèvre. Côté volume, place à de nombreuses formes: bourse, cabas, sac à dos, cartable, pochette avec des prix allant de 280 à 690 euros. "On est dans une maroquinerie plus old school, mais aussi dans la fantaisie avec de beaux éléments métalliques comme des chaînes, des clous, de gros anneaux façon piercing qui décorent ou retiennent l’anse", détaille Delphine Delafon. Côté cuirs, Deisme jouent la carte de l’écoresponsabilité en travaillant des peaux provenant de stocks dormants de maisons de luxe. "La qualité de celles-ci est unique et chaque stock donne naissance à une gamme de sacs et définit d’emblée la quantité réalisable". Au final, chaque pièce est numérotée et ne sera pas réitérée.
 
Côté distribution, Deisme, lancée en septembre dernier avec un temps de retard dû aux confinements, mise pour l’instant exclusivement sur le digital. "C’est notre stratégie initiale. Elle nous permet de vendre en direct tout en exposant d’emblée notre univers, explique Delphine Delafon. Nos capsules rythment l’ensemble, nous proposons deux nouveaux sacs par mois". Pour autant dans un futur proche, Deisme prévoit de développer le wholesale. "L’idée est de cibler quelques boutiques sélectives et de leur proposer des collaborations, des exclusivités rien que pour leur point de vente", conclut la créatrice.
 

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