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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
8 juil. 2022
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Destree: un premier flagship à Paris avant une expansion mondiale

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
8 juil. 2022

Ce premier magasin rappelle une pièce de céramique blanche, aux courbes sinueuses et aux volumes sculpturaux. Anciennement connue sous le nom de D’Estrëe, la marque accueille les visiteurs dans le premier arrondissement de Paris, au numéro 3 de la rue du 29 juillet soit à quelques pas seulement des Tuileries. Un espace original de 50 mètres carrés, conçu par la sculptrice à la mode à Brooklyn, Simone Bodmer-Turner. L’idée: refléter les influences qui définissent la firme, à mi-chemin entre Paris et New York.


Destree


“Nous voulions créer un lieu pour présenter l’ensemble de nos collections : maroquinerie, bijoux, chapeaux et prêt-à-porter.  Pour une marque, l’expression physique en retail, la rencontre avec les clients est essentielle, c’est un tournant pour nous“, expliquent les fondatrices de la marque parisienne à FashionNetwork.com. Laëtitia Lumbroso (ex-directrice de collection chez Christian Dior Couture), basée à Paris, et Géraldine Guyot ont fondé leur entreprise en 2016. Formée sur les bancs de Central Saint Martins, la seconde entrepreneuse est installée à New York depuis deux ans avec son mari, Alexandre Arnault, nommé directeur produit et communication de Tiffany & Co.

Cette ouverture est sans conteste une avancée majeure pour cette marque haut de gamme caractérisée par l’harmonie de ses couleurs et l’asymétrie de ses pièces minimalistes. Il y a quelques mois, l’entreprise a pu augmenter son capital grâce à un premier tour de table stratégique. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été révélés, mais des investisseuses d’envergure internationale ont pris une participation : Beyoncé, Rihanna, Jessica Alba, Gisele Bündchen et Reese Witherspoon, pour ne citer qu’elles.

Cap sur Londres et le Qatar



“La levée de fonds nous permet aujourd’hui d’accélérer notre développement tant en retail que sur le digital“, saluent les deux entrepreneuses, qui conservent leur participation majoritaire. L’une de leurs priorités consistait à étoffer leurs équipes, ce qui est maintenant chose faite : “Nous avons recruté de nouveaux collaborateurs depuis le début de l’année pour accompagner la croissance“, détaillent-elles. Actuellement, la griffe emploie 14 salariés et a renforcé “tous ses départements“ (studio, produit, production, digital et retail).

Dans le monde physique, Destree est distribuée par 80 points de vente internationaux, dont des grands magasins et des concept stores. Un nouveau corner vient justement d’ouvrir chez Le Bon Marché, à Paris, et un espace éphémère a récemment vu le jour chez Selfridges, à Londres.


Destree



Grâce aux nouveaux capitaux, la marque veut mettre en place un plan d’implantation à l’étranger, qui commencera par l’inauguration d’une boutique propre au Qatar en septembre. Destree compte également s’installer à Londres au cours des prochains mois et prévoit d’ouvrir des boutiques en Asie, plus précisément en Chine et au Japon, dès début 2023. La ville de New York est aussi dans son viseur.

Le digital génère 50% des ventes



La marque ne publie pas ses résultats financiers, mais le canal digital est apparemment l’un des grands vecteurs de son succès : il génère déjà 50% du chiffre d’affaires total. Les États-Unis sont le premier marché de Destree en volume de ventes, suivis de près par la France. Depuis 2020, la griffe constate aussi un “décollage“ de ses activités en Asie.

Initialement positionnée sur le secteur des accessoires féminins, Destree s’appuie sur “la maroquinerie et les bijoux, des catégories très fortes pour la marque“, précisent les fondatrices. Mais le récent lancement du prêt-à-porter, il y a huit mois, s’est soldé par un accueil enthousiaste. “Le lancement du prêt-à-porter a été un vrai succès, il prend une place croissante dans notre activité !“, se réjouissent-elles.

“Créer une marque, c’est investir beaucoup pour accroître la notoriété, ce que nous allons accentuer encore plus“, concluent Géraldine Guyot et Laëtitia Lumbroso, qui ont déjà de multiples projets d’avenir.

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